avr 25 2013
Mentir ne rapporte jamais …

avr 22 2013

Vendredi lors du Conseil Communautaire, l’opposition municipale UMP-UDI et Société Civile a voté favorablement au projet de PLU proposé par la majorité. Le texte est fort et ambitieux et devrait nous sortir de la fragilité juridique dans laquelle nous vivions depuis quelques années. Un bien pour notre Métropole. Voici mon intervention, qui revient sur les annulations passées, l’ambition du projet et la nécessaire simplification des textes législatifs et réglementaires.
Monsieur le Président, chers collègues,
Ce mandat aura été enrichissant pour qui découvrait ou voulait approfondir ses connaissances en Urbanisme! Deux annulations de PLU, retours à des textes antérieurs dont le POS, préparation de ce PLU facteur 4, notre collègue Jean-Pierre Caroff et ses services ne pourront pas dire qu’intellectuellement ces dernières années n’auront pas été bien remplies.
Tout ceci me permet une première remarque liminaire :
Comme vous aimez à le répéter, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Je fais donc le constat simple pour ne pas faire plus ample compliment, Monsieur le Président que vous n’êtes donc pas un imbécile.
Je m’explique. Lors du dernier conseil communautaire, vous nous avez présenté les conséquences de l’annulation du PLU, en argumentant, avec beaucoup d’énergie, pourquoi vous envisagiez de faire appel de cette décision, car, je vous cite, « Nous sommes dans un Etat de droit et l’appel est possible, surtout lorsque l’on trouve que la décision de justice n’est pas acceptable et sans commune mesure avec ce qui nous est reproché ».
Autre argument avancé, « les appels font aussi évoluer la jurisprudence, et peut-être que le juge d’appel aura une position différente du juge de première instance ».
Pour ma part, je vous avais clairement rappelé pourquoi, d’après notre analyse, faire appel ne semblait pas opportun dans la mesure où, au-delà de l’aspect symbolique, le délai d’appel risquait de faire que le jugement aurait été rendu après l’adoption du nouveau PLU facteur 4.
Bref, que nous allions consacrer de l’énergie et surtout de l’argent en honoraires pour un résultat quasi nul, juridiquement parlant…
Il faut croire que nos arguments vous ont convaincus puisque lors du bureau de conseil communautaire du 22 mars dernier, vous nous avez expliqué, et vous l’avez redit aujourd’hui, que BMO ne ferait pas appel, car si la cour d’appel devait infirmer la décision d’annulation, une fois le PLU facteur 4 adopté, nous serions alors confrontés à une situation juridique inextricable. Notre PLU Facteur 4 de ce soir, basé sur le POS de 1995 et non le PLU de 2009 aurait été de facto écrit à partir du « mauvais » texte…
Nous ne saurons jamais ce qu’aurait pu dire la Cour d’Appel et la Jurisprudence perd sans doute une occasion d’avancer, je le dis non sans quelque ironie car de virement en revirement, l’inflation jurisprudentielle n’a parfois rien à envier à sa petite soeur législative… En prenant cette décision au moins BMO gagne en clarté et c’est sans doute cela le plus important.
Autre avancée qui me fait dire que vous n’êtes pas un imbécile et que vous avez donc changé d’avis, c’est la prise en compte des arguments et demandes de la principale association contre laquelle vous avez bataillé, à savoir la protection du jardin Kennedy, des squares Alphonse Juin et Beautemps-Beaupré, ainsi que la limitation des hauteurs de constructions quai de la Douane.
S’agissant des premiers, leur classement en zone UP, dont le principe est posé page 457 du Rapport de présentation et précisé à la page 111 Tome 4, volume 1, du règlement du PLU, est de nature à rassurer. En effet, cette zone qui comprend notamment les parcs urbains, les jardins, les espaces verts, les cimetières… vise à souligner, je cite, « dans le projet urbain, l’importance de la nature en ville. Composée de secteurs aménagés non bâtis ou partiellement bâtis, elle forme le socle de l’armature verte urbaine et complète la fonction écologique de la trame verte et bleue en visant la mise en réseau d’espaces présentant le plus souvent une fonction sociale prédominante, paysagère, récréative… ».
Quant au port de commerce, il fait l’objet d’un classement spécifique, en zone urbaine UC Port de commerce avec des prescriptions précises que l’on retrouve à l’article 10, page 63 du règlement du PLU et qui fixent des hauteurs maximales des constructions. De ce point de vue, le risque d’un nouveau contentieux semble écarté, du moins de ce côté là et nous ne pouvons que nous en féliciter.
Cette parenthèse fermée, je voudrai revenir sur quelques points précis tenant à la forme et au fond.
Tout d’abord, dans l’attente de la mise en Å“uvre de ce nouveau document d’Urbanisme, vous avez dû reprendre de nombreux projets et analyser à chaque fois les procédures qui doivent être purement et simplement « mises à la poubelle » et celles qui peuvent être gardées.
J’en veux pour preuve la délibération n°2 à suivre où les procédures d’Utilité Publiques sont remises en cause, voire abandonnées, mais par contre le volet concernant le rejet des eaux fluviales est maintenu. Et ces « ajustements » se retrouvent à de très nombreuses reprises.
Lorsque vous indiquiez, fin janvier, que l’impact de cette annulation du PLU serait limité dans le temps et en nombre, ce n’est pas tout à fait vrai et je tenais à le préciser.
Quoi qu’il en soit, c’est sur le bilan de la concertation préalable et le projet que nous avons à nous prononcer ce soir sachant que, comme vous l’avez indiqué, le procédure va poursuivre son chemin avec notamment un avis donné par les différents conseils municipaux de BMO d’ici la fin mai, puis l’enquête publique à partir de septembre, pour une approbation définitive de ce PLU Facteur 4 en décembre prochain.
Il s’agit d’un document particulièrement conséquent et particulièrement ambitieux.
Car ne l’oublions pas, et pour faire très simple, il s’agit à la fois d’intégrer un PLH, un PDU, la troisième phase de TCSP, le projet métropolitain tout en respectant le Scot et pour le PDU le schéma régional climat air énergie.
Ces textes, vous nous les avez transmis. Les réunions vous les avez tenues. Sur la procédure, il n’y a donc pas, il faut l’espérer, à craindre quoi que ce soit. Cette fois.
Et cela m’amène à m’interroger sur la technicité et le formalisme nécessaire à l’élaboration de ce document.
Car au final, qui parmi nous -dans d’autres circonstances je vous aurais dit les yeux dans les yeux, mais j’ai peur que vous preniez cela pour une provocation- qui parmi nous peut véritablement dire en toute objectivité qu’il a lu l’ensemble des documents qui nous ont été transmis ? Très peu, assurément.
Nous croulons sous les documents et il ne faudra pas trop du reste de l’année - avant adoption définitive du PLU - pour éplucher et vérifier si derrière cet amas de textes qui quelque part, crée le flou, il n’y a pas quelques loups, pour reprendre cette maxime de Martine Aubry, que j’affectionne. La maxime… pas Madame le Maire de Lille…
Et je rejoins vos remarques quant à l’inflation législative donc et la complexité des normes juridiques… Le temps est effectivement venu de mener une vraie réflexion dans ce domaine et de passer à l’action.
Parenthèse. Je me rappelle en 2002 de la nomination d’un Monsieur Plagnol Secrétaire d’Etat en charge de la réforme de l’Etat, chargé d’une simplification drastique des textes législatifs et réglementaires … Son Ministère a disparu avant même qu’il ait proposé quoique ce soit de significatif. Voilà une pierre dans le jardin de la Droite. Gageons sans humour que vous ferez mieux car d’une le Président Hollande s’y est engagé à travers son « choc de simplification » (et on sait qu’il aime tenir ses promesses…), et de deux vous y tenez je le crois sincèrement et êtes suffisamment proche de lui pour convaincre le Président de la République qui à défaut de tout connaître de la « part d’ombre » de son ex-ministre du budget, semble connaître avec précision certains aspects footbalistiques de la vie de notre cité. Je referme cette parenthèse.
Au final, cette concertation a eu lieu et doit permettre, je cite la délibération « de relever le pari d’une métropole attractive durable et solidaire au service d’un territoire de 400.000 habitants en misant notamment sur sa vocation maritime ».
Cette concertation, puisque c’est sur ce point précis qu’il nous est demandé de nous prononcer, a-t-elle été suffisante ? Je le pense, même si, ces procédures sont lourdes et au final toutes ces réunions ne déplacent jamais les foules, vous en conviendrez.
Quant au fond, nous avons avec mes collègues Catherine Huguen et François Derrien été associés à l’élaboration de ce document. Nous considérons donc que ces objectifs sont acceptables et c’est pour cette raison que nous voterons cette délibération.
Pour autant, ce PLU facteur 4 cache-t-il des zones d’ombre ? Peut-être, et je pense notamment aux motifs de la délimitation des zones à urbaniser, ainsi que les raisons qui justifient certains changements apportés par rapport au POS, mais nous avons jusqu’au mois de décembre pour les soulever.
J’attire cependant votre attention sur un point que Dominique Cap vient d’aborder, à savoir que ce PLU Facteur 4 a vocation à s’appliquer sur tout le territoire de BMO. Ce n’est pas le PLU de Brest. C’est le PLU des huit communes qui composent BMO et si certaines n’y retrouvent pas leur compte, comme cela semble le cas à Plougastel, tout doit être fait pour y remédier.
Pas question d’avoir un PLU Ã deux ou trois vitesses.
Cependant, il est évident que compte tenu d’abord de l’actualité et de nos difficultés passées, compte tenu aussi de l’importance pour BMO de pouvoir s’afficher avec force comme Métropole, objectif qui fera l’objet du voeu proposé par le Gica tout à l’heure, et compte tenu du caractère innovant et complet du travail effectué sur ce texte particulièrement ambitieux, nous devons envoyer un signal fort de rassemblement et d ’adhésion, au delà des clivages partisans.
Comme à chaque fois, mais là plus particulièrement, je remercie la qualité d’écoute de Jean-Pierre Caroff et de ses services ainsi que la rapidité des réponses et la profondeur de leur contenus.
Pour conclure, j’espère que vous mettrez autant de moyens en terme de communication et d’information lors de l’enquête publique, que vous en avez déployés depuis le début de la procédure.
Je vous remercie.
avr 10 2013
La Gauche brestoise, inconséquente,
en passe de rallumer la guerre scolaire
« Tout part à vau-l’eau! Alors que le gouvernement de la Gauche Morale n’en finit plus de sombrer, tant sur le plan économique que politique, alors que les tensions montent de toutes parts, voilà que les socialistes s’apprêtent à en rajouter une couche en rallumant la « Guerre des écoles », déclare Laurent Prunier au nom de l’Union de la Droite et du Centre.
En effet, après les déclarations de certains adjoints (Yann Guével sur RMC le 8 mars dernier par exemple), des sources concordantes nous indiquent que la Mairie de Brest ne prévoit AUCUNE PRISE EN CHARGE des conséquences de la réforme des rythmes scolaires pour les écoles privées!
Alors que la plupart des municipalités finistériennes ont décidé de repousser à 2014 l’application de ce texte, et donc d’en examiner toutes les conséquences et de se donner les conditions d’une équité de traitement, voilà la Gauche Brestoise, plus clivante que jamais, prête à faire de la discrimination envers les enfants de notre ville!
De deux choses l’une, si la Gauche estime que l’enseignement privé ne rend aucun service :
La ville de Brest est elle en mesure d’accueillir dans les écoles publiques l’ensemble des enfants, y compris ceux aujourd’hui inscrits dans le privé?
La Gauche Brestoise entend-elle remettre en cause le principe de libre choix des parents quant à l’éducation de leurs enfants?
Une telle décision, impactancte pour les finances des écoles libres et donc pour celles des familles concernées, démontrerait un sectarisme inouï !
Si, comme on nous le vend depuis des mois, cette réforme a « un coût raisonnable », alors pourquoi ne pas envisager un mécanisme de compensation, montrant de la part de la collectivité une attention comparativement semblable envers chacun de ses jeunes administrés?
François Cuillandre et son équipe, dans l’actuel climat de tension et de défiance, seraient bien inspirés de proposer une solution d’ensemble, qui satisfasse tous les acteurs de l’éducation. »
mar 22 2013
Ah, quand on veut être le premier de la classe … il arrive que certains soient les “lèches-bottes” du professeur… Et bien les Socialistes Brestois ont voulu plaire à Vincent Peillon!
Alors que nombre d’élus de Gauche ont repoussé la réforme à 2014, comprenant l’impossibilité matérielle de l’appliquer sereinement à la rentrée prochaine, Marc Sawicki a été au bout du bout, tout seul, n’informant syndicats, élus, et autres qu’au tout dernier moment des décisions prises. Inélégant, inacceptable…
Sous couvert du “bien de l’enfant”, qui n’a plus grand chose à voir avec cette réforme, nous voilà avec un sac à noeuds sans nom à gérer, à mettre en place, à financer…
Il va nous falloir publiquement dénoncer “l’enfumage” dont les contribuables sont les victimes, ce que j’ai fait hier sur RMC. Voici les deux derniers communiqués que l’Union de la Droite et du Centre hier et aujourd’hui. (D’ailleurs certains auraient mieux fait de travailler leur sujet avant de réagir inopportunément, car ils auraient ainsi évité de dire des inexactitudes, s’étant laissés berner par les chiffres “officiels”) :
Réforme des quatre jours et demi :
La Mairie continue son passage en force
« C’est par un simple communiqué transmis aux élus hier, à 20 heures, par mail, que la Mairie a annoncé non seulement l’application de la réforme des quatre jours et demi dès 2013, mais également toutes les modalités de sa mise en Å“uvre, déplore Laurent Prunier, le président du groupe des élus de l’Union de la droite et du Centre.
Choix du mercredi matin, sans cantine, organisation du temps d’activité périscolaire deux fois seulement par semaine, 150 personnes mobilisées, mais pas forcément recrutées… : tout est prévu, dormez tranquille !!!
Pire encore, on apprend que ces choix ont d’ores et déjà été validés par Brigitte Kieffer, la Directrice Académique des Services de l’Education Nationale. Autrement dit, « Circulez, il n’y a rien à voir ni à dire… » Et ce qui a été décidé ne pourra plus être remis en cause.
François Cuillandre et Marc Sawicki, son adjoint en charge de la Politique Educative Locale ont continué leur passage en force, faisant fi de la pseudo concertation dont ils se vantaient pourtant. J’ai participé aux débats du Conseil d’école dont je suis membre, et je peux témoigner qu’ils ont été tronqués et orientés. Echos pris, ils l’ont été ailleurs aussi.
Ce qui est encore plus choquant, c’est que la Mairie avance des chiffres erronés. Cette réforme ne « coûterait » que 500.000 euros. C’est faux : François Cuillandre ment aux Brestois et il le fait sciemment. Cette réforme coûtera, dès 2013, 900.000 euros, au minimum. Le chiffre avancé par la Mairie inclut en fait la déduction de 50 euros versés par l’Etat dans le cadre du fonds d’amorçage, soit 400.000 euros. Tout comme il « oublie » de dire que cette aide ne sera pas renouvelée… 900.000 euros, cela représente plus d’un point de fiscalité, et encore on est loin des estimations faites par Jean-Luc Polard, l’adjoint aux finances, en décembre dernier, et très en deçà du 1,5 million d’euros annoncé par Marc Sawicki en février 2011 !! Et sans parler du coût pour le privé.
Enfin, comment parler de concertation lorsque l’on « oublie » d’y associer les organisations syndicales qui, comme nous, réclament le report de cette réforme à 2014 ?
« Plutôt que de rater la réforme en 2013, on veut la réussir en 2014 », estimait récemment Gérard Colomb, le Maire socialiste de Lyon. Une position également défendue par Martine Aubry, la Maire de Lille pour qui, il faut « prendre le temps de la concertation ». Visiblement à Brest, le « bien-être des enfants » passe après les dogmes « jusqu’au-boutistes » de certains élus.
Réforme des quatre jours et demi :
La Mairie ment sur les chiffres et viole l’esprit du Décret Peillon
« En imposant aux brestois cette réforme des quatre jours et demi, le Maire François Cuillandre et Marc Sawicki, son adjoint en charge de la Politique Educative Locale ont voulu passer en force, mais ils ont confondu vitesse et précipitation en violant l’esprit de la réforme voulue par Vincent Peillon, constate Laurent Purnier, le président de l’Union de la Droite et du Centre.
L’article 2 du décret du Ministre de l’Education nationale pose clairement le principe d’une journée d’enseignement d’une durée maximum de 5h30, et cela pour le bien de l’enfant. Or, avec le « bidouillage » municipal, qui prévoit un temps d’activité périscolaire une journée sur deux, les élèves travailleront les deux jours restant au-delà des 5h30… On peut parier que François Cuillandre a obtenu une dérogation, mais visiblement ce n’est pas le « bien-être des enfants » qui a prévalu dans son choix…
Ce qui est tout aussi choquant, c’est que la Mairie avance des chiffres erronés. Cette réforme ne coûterait « que » 500.000 euros. C’est faux : François Cuillandre ment aux Brestois et il le fait sciemment. Cette réforme coûtera, dès 2013, 900.000 euros, au minimum. Le chiffre avancé par la Mairie inclut en fait la déduction de 50 euros versés par l’Etat dans le cadre du fonds d’amorçage, soit 400.000 euros. Tout comme il « oublie » de dire que cette aide ne sera pas renouvelée… 900.000 euros, cela représente plus d’un point de fiscalité, et encore on est loin des estimations faites par Jean-Luc Polard, l’adjoint aux finances, en décembre dernier, et très en deçà du 1,5 million d’euros annoncé par Marc Sawicki en février 2011 !! Et sans parler du coût pour le privé.
Enfin, comment parler de concertation lorsque l’on « oublie » d’y associer les organisations syndicales qui, comme nous, réclament le report de cette réforme à 2014 ? »
mar 19 2013
Suite à un nombre de faits divers toujours plus important et plus inquiétant, mon groupe a une nouvelle fois dénoncé l’absence - ne serait-ce que - de débats sur la Police Municipale et la Vidéoprotection.
Par ailleurs, suite à la décision de Martine Aubry, elle aussi comme tant d’autres, de repousser la réforme Peillon sur les rythmes scolaires à 2014, nous nous demandons si Brest ne devient pas la “citadelle” d’un Ministre en déconfiture.
Deux communiqués à lire ci-dessous:
Faits de Délinquance:
« Les brestois n’en peuvent plus…», selon l’UDC
« Agression à la batte de base-ball dans l’enceinte du Lycée de la Croix-Rouge, agression gratuite à un arrêt de bus, agression pour un euro ou une cigarette, fourgon incendié… Décidemment, les quelques jours qui viennent de s’écouler ont apporté leur lot de faits divers et de violence « ordinaire » pour ne pas dire banale, déplore Laurent prunier, le président de l’Union de la Droite et du Centre.
Face à l’augmentation croissante et réelle de ce sentiment d’insécurité dans notre ville, François Cuillandre et son équipe semblent dépassés, voire définitivement hors-jeu…
Pourtant, en 2008, nous avions salué la création du poste d’adjoint à la “Prévention et à la Tranquillité Urbaine” confiée à Anne-Marie Cibaud, mais, cet intitulé “soft” (omettant le mot Sécurité) voulait tout dire : peu d’actions à venir.
Et même lorsque la violence semble le fait d’un petit nombre, comme dans le quartier des Bahamas par exemple, il faut des mois avant que les choses ne bougent. Pendant ce temps-là , les habitants souffrent, les commerçants désespèrent…
Face à cela, François Cuillandre ne se départit pas de sa doctrine : il est un élu concerné mais pas responsable.
S’il est le “Premier magistrat de la Ville” ou “Officier de Police Judiciaire”, ce ne sont que des mots pour lui, tant il se défausse en affirmant qu’il s’agit d’une prérogative relevant uniquement de l’Etat… Et il apparaît impossible de faire évoluer François Cuillandre sur sa position… dogmatique. Pas de débat: ni sur la Vidéoprotection (pourtant utilisée avec efficacité dans les transports sur BMO : Tram et bus), ni sur la Police municipale (appui aux forces de Police Nationale et visibilité rassurante pour la population).
Lors du dernier Conseil Municipal, en février dernier, le Maire nous informait de sa demande auprès du Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, d’augmenter les effectifs de Police sur Brest. Nous attendons toujours sa réponse… Mais à choisir nous préférons encore le discours sécuritaire du Ministre de l’Intérieur à celui volontiers angélique, voire laxiste de la Ministre de la Justice. Et François Cuillandre, de qui se sent-il le plus proche ?
Le clivage Droite/Gauche sur la Sécurité est largement dépassé, mais malheureusement toujours d’actualité à Brest. L’UMP et l’UDI en feront une de leurs principales priorités à l’occasion des municipales de 2014 ».
Semaine de quatre jours et demi :
« Urgent d’attendre » selon Laurent Prunier
« L’annonce faite par Martine Aubry, Maire de Lille, de reporter la réforme Peillon à la rentrée 2014 ne fait que confirmer notre crainte quant à la mise en Å“uvre à Brest de ce texte, rappelle Laurent prunier, le président du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre.
Nous l’avons dit à plusieurs reprises, le Maire François Cuillandre et son adjoint Marc Sawicki ont mis la charrue avant les bÅ“ufs. Les réunions d’information comme les votes en Conseils d’école ont été tronqués. En réalité, beaucoup trop de questions restent en suspens pour appliquer sereinement cette réforme.
Questions liées au rythme scolaire au sein de la problématique du rythme global de l’enfant, problème du mercredi ou du samedi, conséquences pour les associations, quid des familles recomposées, coût de l’opération (évalué entre 1 et 1,5 million d’euros pour Brest), … voilà autant de points qui auraient mérité débat et qui font que de nombreuses mairies, de gauche - Lyon, Lille, Strasbourg, Montpellier, Metz - comme de droite - Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre, Toulon, ont d’ores et déjà acté le report de la réforme à la rentrée 2014 !
Aucun vote en conseil municipal n’est prévu à Brest, ni sur le principe, ni sur les modalités de mise en Å“uvre, alors que le Maire en avait la possibilité. Cela sous-entend des décisions prises en catimini, souvent le fruit du dogmatisme le plus profond. Comme le reconnaît Martine Aubry elle-même, il faut « prendre le temps de la concertation ». Ce n’est donc pas par « posture politicienne » que ce report est décidé par les maires, mais par pur pragmatisme !
Nous sollicitons donc de la part du Maire et de son équipe une prise de conscience et donc un alignement sur la position du Maire de Lille. Cette réforme Peillon prend l’eau de toute part. Brest n’a pas à être la citadelle d’un Ministre en déconfiture ! ».
mar 15 2013
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ça n’est pas le tout d’être l’ “ami” du Président de la République. Encore faut-il que cela serve à quelque chose. En deux jours, voilà nos élus Brestois bien en peine avec “leur gouvernement” qui, sur la Défense, comme sur la réforme territoriale, nous réserve de mauvaises surprises à tous, quelques soient nos opinions.
Coupes sombres, drastiques, voire “apocalyptiques” dans le Budget de nos armées, la Métropole Brestoise chère à François Cuillandre (comme à nous) qui n’arrive pas à voir le jour … autant de sujets qui m’ont fait réagir avec mon équipe dans deux communiqués.
Création des Métropoles, mais pas à Brest :
« Examen de passage pour François Cuillandre », selon l’UDC.
« La Métropolisation de Brest, nous la soutenons depuis le départ, car elle permettra de renforcer le pouvoir exercé sur ces territoires et en faire des interlocuteurs sérieux vis-à -vis de l’Etat et de la Région, rappelle Laurent Prunier, le président du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre.
Le problème, c’est que le seuil démographique fixé par le Gouvernement pour leur création -400.000 habitants- ne permet pas à Brest et sa communauté urbaine de profiter de ce dispositif. Et nous rejoignons sur ce point l’analyse de François Cuillandre, qui craint que le déséquilibre, qui existe déjà entre l’Ouest et l’Est de la Bretagne, ne s’accentue, puisque Rennes et Nantes pourront disposer de ce statut de Métropole. Le seuil démographique ne doit pas être un obstacle infranchissable, même si on ne peut s’empêcher de rappeler que lors des deux mandats de François Cuillandre, la population brestoise a connu une baisse démographique importante, cas rare pour une grande agglomération.
Il n’est pas question que Brest, qui risque d’être déjà fortement impacté par les coupes budgétaires dans la Défense nationale, soit condamné à jouer « en deuxième division », pour reprendre l’expression du Président de BMO.
Il faut que tous les élus se mobilisent, chacun à son niveau, et ce sera le sens du vœu que nous déposerons lors du prochain conseil communautaire.
François Cuillandre vient de faire connaître sa position à François Hollande. Fort bien, mais dispose-t-il réellement d’un poids politique suffisant pour influencer le Gouvernement ? Peut-être devrait-il demander le soutien du maire de Quimper, Bernard Poignant, « l’homme qui murmure à l’oreille du Président » ? Compte-t-il faire infléchir Marylise Lebranchu, la Ministre -morlaisienne- en charge de cette Réforme ?
Et où sont passés nos députés, Patricia Adam, Jean-Luc Bleunven, Richard Ferrand et Chantal Guittet sur ce dossier ? Nous serons particulièrement attentifs à leurs interventions en séances. Et nous leur demandons d’ores et déjà de préparer des amendements assouplissant ces fameux seuils.
Enfin, que disent les élus brestois présents, tant au conseil général qu’au conseil régional ?… Eux aussi doivent se mobiliser.
J’espère que nous n’aurons pas à pâtir de leur inertie. Les élus socialistes se vantent en permanence de contrôler tous les rouages du pouvoir : alors à eux de jouer, maintenant, leur rôle « normal », celui pour lequel ils ont été élus : défendre Brest et BMO. Car au-delà de cette loi, c’est en effet l’avenir de la pointe de la Bretagne qui se joue dans les semaines à venir. François Cuillandre et ses amis passent sur ce sujet leur grand oral. S’ils n’obtenaient pas gain de cause, ils en porteraient une très lourde responsabilité… ».
Menaces « inacceptables » sur le budget de la Défense :
Brest en danger, selon l’UDC.
« Décidément il n’aura pas fallu un an à la gauche pour dévoiler ses véritables intentions : trancher et sabrer dans les dépenses de l’Armée et faire de la Défense nationale une variable d’ajustement budgétaire. Qu’il est loin le temps où François Hollande, alors candidat, promettait (engagement n°60) « de veiller à ce que les armées disposent des moyens de leur mission et d’une organisation performante et de relancer une politique industrielle de défense ambitieuse », rappelle Laurent Prunier, le président du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre
Les orientations budgétaires, semble-t-il crédibles, rapportées par les médias ces derniers jours, qu’elles soient « de survie » ou « apocalyptique », sont tout bonnement inacceptables, pour la France et pour notre région.
Qu’il s’agisse des frégates FREMM de la Base navale, des sous-marins de l’Ile Longue, des flottilles d’hélicoptères de Lanvéoc ou des rafales de Landivisiau, toutes les implantations de la Marine nationale autour de Brest subiront de plein fouet les conséquences de cette austérité aux airs de grand carnage. Sans parler, mais nous n’osons y croire, d’une possible vente du porte-avions « Charles de Gaulle ». Ce serait absurde, scandaleux !
Et au-delà des seuls sites militaires, ces choix impacteront tout aussi durement, voire plus, les sociétés, nombreuses dans le pays brestois, qui travaillent en lien avec la Marine nationale.
Dans son dernier rapport annuel, le secrétaire général de l’OTAN, Monsieur Rasmussen, estimait que des coupes trop importantes dans les dépenses d’armement ont une triple conséquence : baisse d’influence des pays concernés, ralentissement de l’activité économique et frein à l’innovation. C’est malheureusement ce qui va se passer si rien n’est fait.
Nos élus socialistes sont pris au piège : Jean-Yves Le Drian en tant que Ministre de la Défense, les députés Patricia Adam -qui est également Présidente de la commission de la Défense nationale à l’Assemblée- et Richard Ferrand ainsi que, dans une moindre mesure, François Cuillandre, les voilà tous empêtrés dans leurs propres contradictions : Défendre à Brest et en Bretagne la Défense nationale et la « sacrifier » à Paris, avec des conséquences dramatiques pour la France. D’ici le conseil de la défense, prévu le 19 mars prochain, au cours duquel François Hollande présentera ces orientations budgétaires, tous les Bretons doivent se mobiliser. Nous ne pouvons laisser les socialistes dissoudre notre outil militaire ».
mar 09 2013
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Sympathisantes, militantes UMP et UDI ont débattu de la place de la Femme dans la société et notamment en politique, avec Gaëlle Nicolas, Maire de Châteaulin et Conseillère Régionale UMP ainsi que les élus Brestois Marie-Annaïck Moal, Laurent Prunier et Renaud Le Floc’h.
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A l’occasion de la journée de la Femme, Laurent Prunier, chef de file de l’opposition municipale à Brest et Président de la Fédération du Finistère de l’UMP et Gaëlle Nicolas, Maire de Châteaulin et Conseillère régionale UMP, ont débattu avec des élues, militantes et sympathisantes (de l’UMP, de l’UDI ou de la Société Civile) de la place de la femme dans la société, mais également dans la politique.
« Il suffit de voir ce qui se passe à Paris, avec les candidates de droite, de gauche ou du centre, pour s’en rendre compte : les femmes sont en train de « briser le plafond de verre », c’est-à -dire cette sorte de frontière invisible qui leur rendait impossible l’accès aux niveaux supérieurs de la politique, expliquent Gaëlle Nicolas et Laurent Prunier.
Face à une situation nationale connue (82,2% des temps partiels sont des femmes, écart de rémunération de 19%…), cette thématique dépasse largement les clivages politiques, les propositions étant souvent reçues avec consensus, comme à Brest par exemple, avec le Plan d’action de la Ville et BMO pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes.
Pendant près de deux heures, un public quasi-exclusivement féminin a ainsi débattu de la place de la femme dans la société, mais également en politique. « En matière de Droits des femmes, il existe un paradoxe à Droite et notamment à l’UMP souligne Laurent Prunier qui rappelle que des actions importantes ont été menées par la droite lorsqu’elle était au pouvoir : Loi sur la parité dans les Conseils d’Administration des grandes entreprises, Promotion de l’égalité professionnelle dans les entreprises de plus de 50 salariés sous peine de sanction, Prise en compte des indemnités maternités dans calcul du montant des retraites, Loi de 2010 sur la Lutte contre violences (avec création des Délits de harcèlement au sein du couple et de contrainte au mariage…). Des propositions concrètes sont faites par l’UMP et l’UDI notamment la création d’une agence de recouvrement des créances alimentaires (proposée par Jean-Louis Borloo).
Mais force est de constater que la Droite donne insuffisamment aux femmes la place qui leur revient: Seulement 28% de femmes UMP aux dernières législatives ce qui a coûté 4 millions d’euros d’amende à la formation politique; Deux femmes candidates sur 8 aux législatives en Finistère alors que la parité était, à mon avis, réalisable; Une seule vice-présidente sur 20 dans la direction nationale de l’UMP (Rachida Dati)… »
Lors de cette réunion, « qui en amènera d’autres, car la journée de la femme, ce n’est pas seulement le 8 mars ! », plusieurs propositions ont été actées et seront soumises aux instances locales de l’UMP : Nomination d’une “ambassadrice” de l’action militante au féminin, Mise en avant des militantes au sein des instances, avec pour objectif une parité des cadres d’ici 5 ans, et bien sûr les candidatures de nombreuses femmes aux Municipales, en tête de Liste ou aspirant à de réelles responsabilités. « A Brest particulièrement, nous constatons l’importance croissante des militantes qui souhaitent franchir le cap de l’élection: de tous âges, toutes conditions, tous horizons professionnels… A nous de leur en donner les moyens! ».
fév 21 2013

« Plutôt que de rater la réforme en 2013, on veut la réussir en 2014 ». La position défendue tout récemment par Gérard Colomb, le Maire socialiste de Lyon, très remonté contre le gouvernement, je pourrais sans problème la reprendre à mon compte.
Réformette dogmatique
« Réformette dogmatique », voilà pour commencer comment qualifier le retour aux 4 jours et demi. La semaine des 4 jours correspondait à l’évolution de notre société.
Après de nombreux débats, on se rend bien compte qu’un consensus était possible. Tout le monde s’accorde pour dire que la journée de l’enfant est trop longue. Alors, va pour l’allègement. Il aurait été possible de conserver dès lors tout simplement le système actuel, par le biais des vacances d’été raccourcies, voire décalées. Mais le gouvernement a choisi la facilité du « Bond en arrière ». Soit.
Passage en Force
La Méthode maintenant. A Quimper, le Maire a réuni les parents membres des conseils d’école ainsi que tous les directeurs d’école et les enseignants, pour présenter les données de la réforme, la problématique des activités pédagogiques complémentaires et surtout la complexité de mise en Å“uvre des temps d’activités périscolaires. Et, seulement après, chaque conseil d’école sera convoqué pour prendre position, en tout connaissance de cause.
A Brest, le Maire François Cuillandre et son adjoint Marc Sawicki ont mis la charrue avant les bÅ“ufs. Depuis plusieurs jours, les conseils d’école, auxquels nous assistons, sont appelés à se prononcer. Mais ces débats sont tronqués, voire truqués. D’abord parce que les parents sont livrés à eux-mêmes, se retrouvant face à une réforme dont ils ne maîtrisent pas les enjeux, faute d’avoir été suffisamment informés. Dans ces conditions, il leur est difficile de se prononcer de manière sereine, chacun finalement se basant sur des critères dictés moins par l’intérêt de l’enfant que par des considérations d’ordre personnel .
Les avis sont partagés, y compris parmi les enseignants, qui ont encore manifesté massivement la semaine dernière pour une « vraie réforme », comprenez son report.
Mais, ce qui est encore plus regrettable c’est de demander de choisir un modèle d’organisation de journée, tant que la première des questions, celle du choix entre le samedi et le mercredi n’a pas été tranchée.
L’UDC en faveur du Samedi
Quitte à devoir choisir, travailler le samedi nous paraît davantage correspondre au bien de l’enfant, qui bénéficie ainsi d’une véritable coupure dans la semaine, ce qui semble être l’avis de nombreux spécialistes, même si, dans ce dossier chacun a « son » chronobiologiste…
De même, la relation parents-professeurs, de l’avis de tous, s’en trouve favorisée, le samedi midi étant propice à leurs échanges.
Brest peut-elle agir sans les communes de BMO?
L’absence de cohésion est flagrante. Plusieurs maires ont d’ores et déjà repoussé leur décision à 2014. Dans une collectivité aussi intégrée que BMO, la majorité ne devrait-elle pas faire les choses collectivement, quitte à prendre le temps et, s’il le faut, freiner sa “gloutonnerie réformatrice” … ?
Quel coût?
Enfin, combien coûtera aux collectivités locales cette réforme imposée par l’Etat ? N’en déplaise à ceux qui trouvent cette question « politiquement incorrect », les contribuables brestois aimeraient savoir à quelle sauce ils vont être mangés.
Certains maires parlent de 2 à 3 points de fiscalité supplémentaire. 170 euros par enfant estime pour sa part le Maire de Quimper. Et à Brest ? La réponse n’est pas neutre et diffèrera selon qu’on aura opté pour le mercredi ou le samedi… Mais encore fallait-il le savoir…
fév 18 2013


« Interpellé par son opposition depuis des années sur les questions de Sécurité, François Cuillandre ne se départit pas de sa doctrine : il est un élu concerné mais pas responsable. Le Maire est juridiquement le “Premier magistrat de la Ville” ou “Officier de Police Judiciaire” : mais ce ne sont que des mots tant sa position ce dossier consiste à se défausser et dire qu’il s’agit d’une prérogative relevant uniquement de l’Etat, rappelle Laurent Prunier, Président de l’Union de la Droite et du Centre.
En 2008, nous avions pourtant salué la création du poste d’adjoint à la “Prévention et à la Tranquillité Urbaine” confiée à Anne-Marie Cibaud. Mais, cet intitulé “soft” (omettant le mot Sécurité) voulait tout dire : peu d’actions à venir.
Malgré la baisse des effectifs de Police, malgré les faits divers nombreux, les inquiétudes croissantes ou les politiques municipales sécuritaires adoptées par de nombreuses mairies (de droite comme de gauche), il apparaît impossible de faire évoluer François Cuillandre et son équipe sur sa position… dogmatique. Pas de débat: ni sur la Vidéoprotection (pourtant utilisée avec efficacité dans les transports sur BMO, Tram et bus), ni sur la Police municipale (appui aux forces de Police Nationale et visibilité rassurante pour la population).
Non, François Cuillandre ne veut rien entendre. S’il y a des manques, ils sont dus… à Nicolas Sarkozy! Mais cet argument “la Faute à Sarko” est quelque peu éculé… François Hollande étant au pouvoir depuis près d’un an déjà !
S’il croit que c’est avec plaisir que le gouvernement précédent a effectué une politique rigoureuse en matière de dépenses publiques et de réduction du nombre de fonctionnaires, il verra si l’équipe Hollande, qui vient tout juste de découvrir la crise et applique une politique de rigueur tout aussi drastique, fera mieux.
Mardi en Conseil Municipal, le Maire nous a informés de sa d’une demande auprès du Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, d’augmenter les effectifs de Police sur Brest. Nous observerons ce dossier avec la plus grande attention, même si nous sommes plus que circonspects. Et cela, de toute façon, ne le dédouane aucunement d’une forte impulsion au niveau local.
Les collectivités territoriales, dont les finances ont été moins impactées que celles de l’Etat, ont leur rôle à jouer notamment dans le domaine de la Sécurité. Vidéoprotection, Police Municipale ne sont pas des « gros mots ». Ce sont des leviers utiles pour aider les Services de l’Etat et répondre aux attentes de la population. Nous l’avons entendu, pas plus tard que mercredi soir à Bellevue : l’exaspération des gens mérite que tout soit mis en oeuvre. Sans considération politicienne.
Le clivage Droite/Gauche sur la Sécurité est largement dépassé, mais malheureusement toujours d’actualité à Brest. L’UMP et l’UDI en feront une de leurs principales priorités à l’occasion des municipales de 2014 ».
fév 15 2013
La volonté du Maire de déplacer le “coeur de ville” vers les Capucins démontre l’échec de l’actuel Centre-ville.
« Le Projet de Médiathèque présenté mercredi, pour séduisant qu’il semble sur le papier, symbolise le pari désormais pris par François Cuillandre : déplacer le « Coeur de ville » vers les Capucins, comme l’indiquent les documents en circulation à BMO, explique Laurent Prunier, le président du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre. Ajoutons que l’annulation du PLU risque de faire prendre un retard certain au dossier.
Ce projet, dans les cartons depuis plus de dix ans, était initialement prévu avenue Foch, comme en témoigne la double entrée à 448.000 euros qui ne s’ouvrira à jamais que sur la seule bibliothèque universitaire. Puis, sur un coup de tête, François Cuillandre, peut-être par simple manque d’idée, décida son transfert aux Capucins, provoquant même l’émotion du groupe de Patrick Appéré (Parti de gauche) qui refusa de le voter.
La greffe à haut risque présentée ici par François Cuillandre illustre de manière criante l’échec du centre-ville voulu en son temps par Pierre Maille. On le constate depuis plusieurs années, il perd en attractivité: Halles Saint Louis abandonnées, Gymnase Foch en rade, rue Jean Jaurès en souffrance, fermeture de nombreux commerces, déplacement d’équipements (Bibliothèque Neptune, Médiathèque donc…).
Quant au Cinéma-Multiplexe qui sera également construit sur le Plateau, il impactera forcément l’activité de celui de la Place de la Liberté (sans apporter plus de clientèle venant de l’extérieur, étant donnée les difficultés d’accès). Plus encore, il risque de faire disparaître ceux qui se trouvent rue Jean Jaurès et de laisser par ce vide, une « plaie béante » dans un quartier déjà sinistré.
Quoiqu’on en dise, le Centre-ville est et demeurera l’axe Siam-Jaurès. Tous les équipements de centralité s’y trouvent. La Place de la Liberté restera la « gare de correspondance » du transport public local, le centre névralgique de Brest.
Il ne faut pas déplacer le cÅ“ur de ville, mais l’élargir. Il doit à la fois englober le haut Jaurès, le nouveau quartier des Capucins, ainsi que le port de commerce qui doit être mieux relié au quartier Siam.
L’échec de l’actuel centre-ville, malgré la réalisation du Tramway, est à mettre au passif de la majorité actuelle. Sa redynamisation sera au coeur de la prochaine campagne municipale et du projet que l’UMP et l’UDI présenteront aux Brestois. »
fév 06 2013

L’essentiel du tracé de la seconde ligne du tram demeure incertain, même si du côté de l’UDC, Laurent Prunier veut croire à la possibilité d’un cumul des deux parcours possibles, sous forme de « Y ».
Le parcours de la deuxième ligne du tram, qui doit être construite au cours du mandat municipal 2014-2020, continue à susciter des interrogations. Deux hypothèses sont en concurrence, au-delà d’un tronc commun reliant la gare à la place Albert-Ier : la première, qui semble avoir les faveurs plus ou moins tacites de la collectivité, relie cette même place à la zone de Loscoat, en empruntant les boulevards Montaigne et Léon-Blum, avant de desservir Lambézellec, et la seconde poursuit jusqu’à La Cavale-Blanche, via les facs disposées le long de l’avenue Le Gorgeu et le quartier de Bellevue.
Le groupe d’opposition d’Union de la droite et du centre (UDC) a repéré, dans la dernière livraison de la revue spécialisée « Ville, rail et transport », quelques éléments qui la conduisent à penser que la communauté urbaine n’écarte pas la possibilité d’opter au final pour un dessin en « Y ». En clair : de réaliser les deux itinéraires éventuels à la fois.
La primeur du « Y »
« Comme le président de l’UBO Pascal Olivard d’ailleurs, nous préférons le choix de Bellevue, souligne Laurent Prunier, chef de file du groupe d’élus, mais j’avais été le premier, dès septembre, à défendre l’idée de ce parcours en “Y”, à condition que soient réglés les problèmes que le tram pourrait créer sur Léon-Blum pour la circulation automobile ». Et d’ironiser : « Si François Cuillandre reprend une idée de son opposition, c’est qu’elle n’est pas mauvaise. Quoi qu’il en soit, il va vite devoir faire un choix. Un débat doit être rapidement organisé. La balle est dans le camp du président de BMO ».
Rien n’est tranché
Du côté de la collectivité, on niait hier que cet éventuel choix en faveur du tracé en « Y » soit réellement sérieux. Les explications recueillies auprès des services laissent entendre que « rien ne sera décidé avant la fin de l’année 2013 ». Les études actuellement conduites en tenant compte des données démographiques présentées dans l’infographie ci-dessous évaluent plusieurs hypothèses en fonction du matériel qui sera finalement retenu. Du choix du tramway, du tram-train ou du busway peut dépendre aussi la décision définitive en faveur d’un tracé ou d’un autre car, indique-t-on, « les différences en terme de coût peuvent être énormes ».
4,1 millions de passagers en cinq mois
Quoi qu’il en soit, les premiers chiffres de fréquentation de la ligne initiale, sur les cinq premiers mois qui ont suivi la mise en route du tram, peuvent paraître encourageants : 4,1 millions de voyageurs transportés, du 23 juin à la fin novembre, de 30.000 et 35.000 utilisateurs par jour (en semaine ouvrée) et une moyenne de 26.000 chaque samedi, ainsi qu’une augmentation de 30 % du réseau bus-tram par rapport à la même période de 2011. Des résultats qui sont cependant loin de satisfaire Laurent Prunier qui calcule qu’avec « une moyenne de moins de 29.000 passagers par jour, on est encore loin des 45.000 voyageurs sur lesquels tablait la collectivité… ».
Patrice Le Berre
jan 17 2013

Le Ministre de l’éducation, accompagné de François Cuillandre et Marc Sawicki (à gauche) lors d’une visite à Brest (photo Brestmaville)
Voici la Tribune libre que j’adresse à la presse au nom de l’Union de la Droite et du Centre:
« La vie de la cité se structure autour du rythme scolaire (…). Avant de prendre des décrets, il aurait été normal qu’il y ait un grand débat autour de l’enfant. Organiser ce passage n’est pas sans conséquence ». Ainsi parlait… Marc Sawicki, adjoint au maire de Brest, en charge de la politique éducative locale, lors de la mise en place de la réforme Darcos, en mai 2008, qui supprimait les cours le samedi matin.
Ces propos, je pourrais sans problème les reprendre à mon compte tant la mise en Å“uvre de la réforme de Vincent Peillon, actuel Ministre de l’Education nationale, aurait demandé du temps et de la réflexion.
Personne ne le dit, mais la semaine des 4 jours a profondément modifié la vie de nos concitoyens et notamment des familles recomposées. Personne ne le dit non plus, mais cette réforme a produit des économies de fonctionnement, ce qui n’est pas anodin en période de crise. Revenir à 4 jours et demi est donc une décision lourde de conséquences.
Qu’importe, la municipalité brestoise, en « bon petit soldat » du gouvernement socialiste fonce « bille en tête » dans l’application la plus rapide de cette réforme, dès la rentrée prochaine… et cela sans débat! Le sujet n’avait même pas été mis à l’ordre du jour du dernier conseil municipal et il a fallu que l’opposition intervienne pour obtenir quelques bribes d’information, partielles et imprécises…
Pour autant à ce jour, rien n’est décidé, car chacun attend la version définitive du Décret. Le problème, c’est que la Commission Consultative d’Evaluation des Normes (CCEN), dont le rôle est de se prononcer sur l’impact financier de ce genre de mesures a décidé, lors de sa séance du 10 janvier dernier de reporter l’examen du texte au 7 février prochain. Or, ce refus rend impossible le passage du Décret devant le Conseil d’Etat. Il nous faudra donc attendre pour avoir des réponses aux très nombreux points soulevés par l’ensemble des partenaires concernés :
La demie journée supplémentaire sera-t-elle le samedi ou le mercredi matin ? Avec ou sans cantine ? Par qui et comment seront encadrés les enfants ? Les activités seront-elles communes à chaque école ou « à la carte », au risque de créer des différences de traitement ? A combien s’élèvera le prix d’une telle réforme ?
Sur ce dernier point, selon l’adjoint aux Finances, elle coûterait à Brest, entre 400.000 et 1 million d’euros (étrangement très en deça des 1,5 millions annoncés par Marc Sawicki en février 2011!). Pour d’autres, cette réforme est estimée, à 150 euros par an et par enfant alors que l’Etat n’aiderait notre collectivité qu’à hauteur de 50 euros… Qui va payer? Le Maire Socialiste du Mans, Jean-Claude Boulard, ne se pose pas d’autre question en déclarant que « le décideur doit être le payeur. Or, l’Etat décideur n’a pas les moyens! »
Brest doit-elle agir seule à l’heure de la « Métropolisation »? Comment en effet parler de cohérence territoriale quand on sait que, déjà , trois communes de BMO ont indiqué n’avoir pas les moyens de mettre en Å“uvre cette réforme en 2013 ? Marc Sawicki s’appuie sur le Programme Educatif Local pour « porter » cette réforme, mais il « oublie » de dire que seuls Brest et Guipavas en sont dotés…
Par ailleurs, les discussions en cours dans les équipements publics concernés laisseraient entrevoir une préférence des acteurs pour le samedi matin (censé être l’exception dans la vision gouvernementale), et ce alors que l’expérimentation brestoise à Sanquer a opté pour le mercredi… Revenir au samedi se comprend du point de vue tant du rythme scolaire que de la relation parents/professeurs, privilégiée en début de week-end. Ce moindre mal peut-il devenir la règle locale ? L’évolution des rythmes de vie de nos familles s’y prète-t-elle réellement?
Bref, à confondre vitesse et précipitation, Vincent Peillon, au niveau national, comme localement François Cuillandre nous imposent, au « bon vouloir du roi » une réforme au forceps, sans démontrer son utilité, ni nous dire comment elle sera financée.Â
jan 03 2013
Chers lectrices et lecteurs,
Merci tout d’abord de me suivre via ce blog, les réseaux sociaux ou les médias plus traditionnels.
Permettez-moi de vous présenter à chacun et chacune mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Que 2013 vous apporte tout ce que vous pouvez espérer. Bonheur personnel, familial, amoureux, professionnel, associatif ou militant.
Pour notre Pays, le redressement de ses comptes publics et un retour vers la croissance et l’emploi seraient les bienvenus bien sûr. Je souhaite à nos dirigeants d’y parvenir, même si malheureusement,  leur campagne mensongère de l’an dernier et leurs débuts aux affaires ne nous laissent rien présager de bon…
Pour le Finistère, et particulièrement la fédération UMP que je préside, je forme le voeu d’un travail minutieux et fructueux de préparation pour les élections locales de l’an prochain; tout cela au plus près des territoires avec nos parlementaires Philippe et Agnès, nos équipes de circonscriptions appuyées sur leurs délégués : Ludovic, Jérôme, Patrick, Bernard, Jean-Jacques, Caroline, Thierry et Gilles. Ainsi que nos Jeunes Pop’ bien sûr, managés par François.
A Brest, pour Brest et les Brestois, mon engagement sera le plus total! Les formations politiques ont bien sûr toute leur place à prendre et Brest sera le lieu d’une Union large entre l’UMP et l’UDI, les principales formations de la Droite et du Centre, comme à Rennes ou à Quimper. En 2008, j’avais laissé à chacun, qu’il “pèse” électoralement ou pas, sa chance. Certains l’auront saisie, d’autres pas. J’ai toujours dit que je confierai à nos adhérents la responsabilité du “quitus”, comme cela se fait au Parti Socialiste.
Place à la démocratie, que notre formation de 300000 adhérents (3000 en Finistère) apprend - dans un contexte il est vrai spécial. Nous avons tout plein de talents à mettre en avant!
Une lourde baisse démographique (8000 habitants perdus en 10 ans!), des entrepreneurs toujours davantage ponctionnés, des commerçants dont les demandes les plus élémentaires (comme l’ouverture des commerces le dernier dimanche avant Noël) sont refusées, une incapacité à débattre de Sécurité et donc de prendre des décisions pour rassurer la population, une hausse continue des dépenses de fonctionnement malgré la crise, … , j’en passe, le bilan de François Cuillandre et des siens est loin d’être bon - sans parler des promesses non tenues.
Longtemps, ils nous ont assurés que l’arrivée de la Gauche au pouvoir allait tout changer… Là aussi visiblement, le changement ça n’est pas pour maintenant!
Le travail d’opposition pendant ces 5 dernières années a été fait et nous avons souvent pointé du doigt les erreurs de l’équipe en place et proposé, en face, des solutions qui nous paraissaient plus judicieuses.
Dans la perspective de 2014, nos cadres, militants et sympathisants, impliqués dans les dossiers et sur le terrain, préparent l’alternance. La motivation est grande et les propositions concrètes et de bon sens que nous produirons trouveront, j’en suis certain, un large écho auprès de la population.
2013 ne sera pas qu’une année de transition. Elle prépare la suite. A tout niveau.
Bonne année encore à toutes et à tous!
déc 30 2012



En cette fin d’année, que retenir de 2012? Mes choix sont forcément subjectifs et je les assume comme tels.
La Présidentielle d’abord, campagne formidable, intense (notamment ces inoubliables meetings du Trocadéro, de Villepinte ou de Morlaix), pour laquelle on peut regretter que certains n’aient pas tout donné car, à 48,3%, finalement, la victoire n’était pas si loin. Nicolas Sarkozy, déjà regretté, a mené solidement la barque pendant 5 ans. Que le contraste est déjà cruel pour l’actuel Président!
Les Législatives ensuite et cette vague rose qui a emporté le Finistère et nos derniers élus UMP. Triste. Des raisons il y en a beaucoup, on pourrait s’appesantir, mais 2014 est déjà dans le viseur et il y a du boulot… pour tous!
Le combat pour la Présidence de l’UMP: quel cirque! J’ai soutenu Jean-François Copé - je l’ai dit maintes fois - parce que je le connaissais personnellement et François Fillon pas. Il partait de plus loin, il a donc fait objectivement une meilleure campagne à destination des adhérents. Mais ce bug incroyable a crispé les choses. Espérons en être sortis pour de bon… Ceci étant les deux candidats sont venus dans le Finistère (+ Bruno Le Maire à Douarnenez, bien sûr Nicolas Sarkozy à Morlaix, ou encore Michèle Alliot-Marie au Vauban à Brest pour suivre le débat d’entre deux tours), et cela faisait longtemps que la base n’avait pas eu le droit à tant d’égard de “Paris”…
Brest évidemment et surtout. Politiquement, l’année a été marquée par des débats municipaux et communautaires nombreux (Baisse de la Population, Sécurité, Sport de haut niveau, Centre de formation, Semaine des 4 jours et demi, Grève des cantines, Finances, etc…).  Avec mes collègues de l’Union de la Droite et du Centre, nous nous opposons avec pugnacité mais aussi subtilité à l’équipe de François Cuillandre. Venez assister aux Conseils, ils en sont la meilleure preuve (à quand leur diffusion par Internet?).
Le Tramway bien sûr. Voilà il est là . ça change, certes. En bien? Efficacement? Les premiers chiffres consolidés nous le diront dans les prochaines semaines.
Les émotions contrastées en Sport local: Brest aura applaudi ses filles de l’Arvor 29 devenues championnes de France de Hand avant cette relégation administrative terrible qui brise les ailes de cette équipe qui pouvait devenir l’”image” sportive de notre Nord-Finistère. Le limogeage de Sir Alex - qui devait avoir une statue en ville -  a surpris, mais au final le maintien du Stade Brestois en Ligue 1 a été obtenu avec en prime un beau début de championnat depuis Août.
Les Tonnerres de Brest 2012 encore. Fabuleux! Moment de retrouvailles et de partage uniques. S’agissant du financement, on y reviendra… comme à chaque fois. Mais  ne boudons pas notre plaisir et notre fierté: une belle édition!
Sur un plan plus large, que retenir? Les Jeux Olympiques, formidablement organisés par les Britanniques. Les belles médailles de nos athlètes français. L’Oscar de Jean Dujardin. Le décès de la diva Withney Houston. Ou ceux de Thierry Roland et Jean-Luc Delarue qui faisaient partie de notre quotidien. Skyfall, un remarquable James Bond renouant, pour l’avenir, avec la tradition… ou l’élection de Miss France (que depuis Laury, on suit chaque année, même sans être aux premières loges), avec cette nouvelle candidature Bresto-Plabennecoise d’Estelle Sabathier pour la Bretagne.
Sur un plan personnel enfin, une année contrastée. Je ne suis pas là pour raconter ma vie donc juste dire que rien ne pourra plus être appréhendé comme avant. Surtout pas l’âpreté du combat politique. En même temps en 2012, j’ai fêté mes 35 ans. Encore jeune donc, et beaucoup à apprendre encore ;-), malgré 17 ans de militantisme…
Alors, Hollande aura au moins eu raison sur un point: 2012 a été l’année du changement. Sauf que, visiblement, personne n’a obtenu celui attendu. Surtout pas les Français, les Finistériens et les Brestois qui lui ont accordé leur suffrage… Le vrai changement, ce sera pour plus tard. En 2013?
sept 07 2012
L’élection du prochain Président de l’UMP par les militants au mois de novembre, constituera un grand moment de démocratie pour notre famille politique qui fête ses 10 ans d’existence.
Contrairement aux socialistes qui semblent désormais l’avoir oublié, la désignation par ses membres du Président d’un Mouvement politique symbolise la démocratie interne.
Cette démocratie est un bien précieux, qui, dans le passé, nous a fait défaut. Les français ont pu le ressentir, ne nous le cachons pas, mais aujourd’hui une nouvelle page s’ouvre !
C’est pourquoi, toutes les candidatures à la Présidence de notre mouvement sont les bienvenues, tous les candidats respectables.
Dans cet esprit et en tant que Président de la Fédération du Finistère, c’est avec un très grand plaisir que je reçois et recevrai chacun des candidats, auxquels une équité complète est bien évidemment accordée. Et le vainqueur, quel qu’il soit, sera un beau vainqueur !
Aujourd’hui, j’ai fait mon choix, personnel, et je considère normal et transparent de le faire connaître.
Entre les uns et les autres peu de clivages politiques, tout au plus quelques nuances. Mais pour ce mandat, qui s’achèvera en 2015, il nous faut choisir une équipe combative et surtout un chef d’opposition.
Jean-François Copé incarne, selon moi, cette ligne. Modernité, Franc-parler, Tolérance, Capacité à faire vivre un groupe, voilà des qualités que je reconnais en lui.
C’est par ailleurs un excellent organisateur et les campagnes politiques menées cette année ont démontré un professionnalisme reconnu et nullement contesté.
Mais plus encore, Jean-François Copé est avant tout proche des militants. Sa disponibilité et sa convivialité, que les finistériens ont d’ailleurs pu apprécier en juin dernier à Châteaulin, en font un candidat « proche de la base ».
Enfin, sa stratégie de reconquête à partir de 2014 avec les municipales s’appuie d’abord sur les élus et les militants de terrain et donne une belle place à la nouvelle génération.
C’est ainsi que nous gagnerons les prochaines batailles locales. C’est ainsi que nous préparerons d’autres succès, nationaux cette fois.
Alors, pour moi, ce sera Jean-François Copé !
mar 31 2012





 Â
Débats agités entre élus de Droite et de Gauche hier en Conseil Communautaire. De gauche à droite de haut en bas : les UMP Stéphane Roudaut, Laurent Prunier et Pierre Ogor (Maire de Guilers), les Socialistes François Cuillandre et Alain Masson, le Mélenchoniste Patrick Appéré.
Majorité et opposition se sont empoignées, hier, au conseil communautaire de Brest métropole océane, sur le projet de la grande salle de spectacles sportifs et événementiels.
En début de semaine, l’Union de la droite et du centre avait sorti les gants de boxe contre le projet de la grande salle, dite G3SE, au Polygone. Selon le chef de file de l’UDC, Laurent Prunier, « le projet est surdimensionné pour le sport et sous-dimensionné pour les concerts ». Tout est parti d’une information de l’Agence de Presse bretonne affirmant que la salle n’aurait pas le label Arena et les subventions conséquentes qui vont avec. « Un gâchis de subventions », avait regretté Stéphane Roudaut lors d’une conférence de presse (Ouest-France de mercredi).
Le premier vice-président de BMO, Alain Masson, était répliqué en dénonçant les « inconséquences » de l’opposition et le « double langage » entre ce qu’elle vote (l’UDC avait approuvé le projet) et ce qu’elle dit dans la presse (Ouest-France de jeudi).
« Vous oubliez Penfeld »
À l’évidence, il fallait un troisième round. Il a eu lieu hier soir, dès le début du conseil communautaire. Alain Masson est monté le premier sur le ring : « En regroupant les deux projets d’une salle de sports et d’un Zénith, nous faisons des économies. Vous pourriez vous en réjouir ! » Il a lancé un reproche à l’opposition, dans sa démonstration sur la sous-capacité de la G3SE en matière de spectacles : « Et Penfeld ? Vous oubliez Penfeld ! »
À son tour, Patrick Appéré, l’adjoint aux sports à Brest, est monté au créneau. Il s’est dit « choqué » par le terme de gâchis. Il voudrait que l’on regarde ce projet avec « la réalité » des fréquentations dans les événements sportifs. « On nous dit qu’il faut aller jusqu’à 5 000 places. Mais le basket, en Pro-A, c’est 3 500 spectateurs en moyenne. Le handball féminin, c’est 2 500 à Metz et avec l’Arvor 29, c’est 950 ! » Et l’élu de placer quelques uppercuts en direction du gouvernement : « Le gâchis, c’est un budget de 0,15 % quand Sarkozy en promettait 3 % en 2007. Ce qui est vidé, c’est le sport populaire. Et 4 500 postes de profs de sport supprimés. Voilà le résultat de cinq ans de politique de droite. »
« Floués »
En réponse, Stéphane Roudaut s’est insurgé : « Il n’y a pas de double langage, mais nous nous sentons floués. Vous n’avez cessé de présenter le projet avec le label Arena qui nous avait fait passer la pilule de l’abandon du projet du Zénith. » Il estime que la majorité aurait dû « rajuster la jauge de 4 000 à 5 000 places puisque le rapport Constantini sur les grands équipements sportifs le préconisait dès 2010 ». Laurent Prunier, lui, a accusé la majorité d’avoir « menti aux Brestois » et d’avoir « rasé gratis enannonçant dans votre programme de 2008 un tramway, un grand stade, un Zénith ».
« Rien n’est pire qu’un stade avec des gradins à moitié vide », a répliqué le président de BMO, François Cuillandre. Il a martelé que « le label Arena n’existe pas. Les maires en ont assez des fédérations sportives qui fixent elles-mêmes leurs propres jauges. »Revenant sur le terrain économique, François Cuillandre a estimé qu’« on ne fait pas un projet pour obtenir des subventions »
Initialement, la grande salle de sports, c’était 21 millions d’euros et le Zénith, 29 millions, soit 50 millions. « Notre projet, en valeur 2010, c’est 35 millions. C’est donc 15 millions de moins dans les déficits publics. »
L’indépendant Fortuné Pellicano a voulu jouer les arbitres. Rappelant son expérience passée dans le monde de l’événementiel, il a exhorté l’assistance : « Soyons pragmatiques et réalistes ! » Il s’est pris… une droite de Laurent Prunier qui l’a comparé à  « un ancien combattant blessé au combat et passé à l’ennemi ».
Hier soir, il valait mieux ne pas avoir oublié son protège-dents !
Yannick GUÉRIN - OUEST-FRANCE
Les critiques de l’UDC sur la grande salle de spectacles sportifs et événementiels (G3SE), cette semaine, ajoutéesà la fébrilité causée par l’approche de la présidentielle, ont suffi à transformer le conseil de BMO d’hier en un moment de rare intensité pugilistique entre les élus brestois de gauche et de droite.
Tout avait pourtant commencé dans une unanimité presque parfaite autour de la reprise de la Sobrena par le groupe Damen (lire en pages 7 et 16). Les uns, dont François Cuillandre, saluant «les organisations syndicales, notamment la CGT, pour la responsabilité de leur comportement dans une situation difficile». L’UDC Laurent Prunier félicitant, particulièrement, «les services de l’État dans ce dossier et tous les syndicats, notamment la CGC». Mais déjà une note discordante: celle de l’ancien métallurgiste Patrick Appéré, regrettant que l’État n’ait «pas été à la hauteur» et estimant que «l’absence d’un dossier DCNS a été un maillon manquant à ce dossier. Cette absence sera préjudiciable pour l’avenir» de DCNS. «L’offre qui l’a emporté est celle qui garantit le plus d’emplois», s’est-il tout de même félicité.Â
«Les pâturages de l’erreur»Â
Le conseil communautaire aurait pu jouir sans… étrave de cet état de grâce si le débat autour de la future «G3SE» (vivement un baptême, s’il vous plaît…) n’était vite venu rompre cette belle entente de circonstance. Gauche et droite avaient visiblement des choses à se dire à ce sujet et ne se sont pas gênées pour le faire, même si le président Cuillandre a assuré avoir voulu rester «très raisonnable dans la polémique»… Premier à dégainer, le vice-président Alain Masson , «cerbère de la maison socialiste», selon Laurent Prunier, qui reproche à l’UDC d’avoir «tiré à boulets rouges sur la G3SE» lors de sa récente conférence de presse. Ciblant particulièrement Stéphane Roudaut: «Erreurs, amalgames, inconséquences… On ne rend pas service à la population avec des discours à géométrie variable. Sur Internet, vous auriez appris que le projet de salle de Bordeaux, dont vous parlez, est planté!». Et d’ajouter cette sentence finement sertie: «Un peu de travail vous aurait permis de ne pas brouter dans les pâturages de l’erreur». Indignation également de l’adjoint aux sports, Patrick Appéré, qui rejette aussi la demande d’augmentation de la jauge (à 5.000 places) faite par l’opposition: «En basket, en ProA, la moyenne de spectateurs est de 3.500. Et l’Étendard est en national… En hand féminin, de 2.000. Maximum pour l’Arvor29: 950! Notre capacité est largement suffisante». Confirmation de François Cuillandre: «Rien n’est pire qu’une salle à moitié vide. L’opposition devrait nous remercier d’avoir fait des économies, en mutualisant salle de spectacles et salle de sports…». Pas impressionné, Stéphane Roudaut qui déclare qu’à «entendre la virulence de certains propos, vous avez les pieds dans la colle. Nous n’avons pas changé d’avis mais nous nous sentons floués». Le maire de Guilers, Pierre Ogor, au nom du Gica, réclame, lui aussi, des «explications».Â
«Ose donc… !»Â
Mais l’échange le plus âpre opposera finalement Laurent Prunier (qui accuse François Cuillandre d’avoir «menti aux Brestois» en ayant promis «un grand stade, un Zénith et un tramway, le tout livré avant 2014») et Fortuné Pellicano. L’UMP d’hier et celui d’aujourd’hui sembleront même à un moment à deux doigts d’en venir aux mains. Le premier moquant le second qui, aujourd’hui, n’est objectivement plus un opposant à la majorité de gauche: «Il parle comme un ancien combattant blessé au combat et passé à l’ennemi». Et Pellicano de sortir de ses gonds: «Si tu veux m’affronter, ose donc te présenter aux législatives face à moi!». Soit, en quelque sorte, de refaire en juin 2012 le match à droite des municipales de mars 2008. Du sport et du spectacle en perspective. Et même pas encore de «G3SE» pour tenir la rencontre… Dommage!
Patrice Le Berre - LE TELEGRAMME
mar 28 2012

28 mars 2012Â
Budget explosé, capacités d’accueil trop limitées… Pour l’UDC, avec son projet «mal calibré» de grande salle de spectacles sportifs et événementiels (G3SE), l’équipe Cuillandre «a loupé le train».
À quelques semaines des élections, les élus de l’Union de la droite et du centre mitraillent l’équipe Cuillandre. Dernière cible de leur courroux, le projet de grande salle de spectacles de la rive droite qui en prend pour son grade.Â
Laurent Prunier ne se prive pas de le souligner: «Nous n’avons pas fait d’obstruction sur le projet initial dans le secteur du Polygone, tant qu’il s’agissait d’une “Grande salle de spectacles sportifs”, ou G3S, mais nous étions réservés sur sa transformation en G3SE, en y ajoutant les spectacles. On constate aujourd’hui qu’en ayant voulu mettre tous ses oeufs dans le même panier, après avoir abandonné sa promesse de Zénith, François Cuillandre se retrouve avec un projet de gagne-petit».
Avec un maximum de 4.000 places en configuration hand, de 4.500 places pour le basket et 5.000 places pour les concerts, la futureG3SE - dont les travaux de construction étaient attendus pour mars et seraient maintenant reculés à septembre - ne bénéficiera pas des subventions liées à l’obtention du label Arena puisqu’elle n’en remplit pas les conditions requises.Â
«Il manque 1.000 places»Â
L’UDC estime qu’il manque 1.000 places pour chaque configuration. La faute, considère Stéphane Roudaut, à «un nombre insuffisant de stationnements. Le lieu n’est pas bien proportionné». Résultat, selon lui, «au lieu d’avoir une Arena qui rayonne largement au-delà de Brest, nous aurons un équipement qui sera à la fois sous-dimensionné pour les grandes rencontres de dimension nationale (adieu la Coupe Davis) et surdimensionné pour les équipes qui y auront accès». Et l’opposition d’en faire porter la responsabilité à l’inévitable tramway jamais vraiment digéré par ses membres, tramway qui «impacte tous les autres projets de la mandature», tramway «que nous n’aurions pas fait».Â
Coût multiplié par deuxÂ
Vient ensuite le coût de l’équipement, passé depuis l’origine de 17M€ (version G3S) à 38M€ aujourd’hui. «Quand on sait que l’Arena de Bordeaux, pour une configuration de 10.000 places en hand, 14.500 en basket et autant en concerts, coûte 50M€…», s’indigne Stéphane Roudaut. Qui ajoute que «le compte n’y est pas non plus sur les subventions: «On n’en trouve que 6,7M€ sur les 7,8M€ qui étaient assurés…».
L’origine des difficultés de la G3SE, selon l’élu, viendrait de l’incapacité de l’équipe Cuillandre à dégager assez de surfaces foncières: «On se rend compte que tous les grands projets de la majorité en ont souffert, que ce soit le Zénith, le Grand Stade, le centre de formation du Stade brestois qui était à l’origine prévu à Guipavas ou la G3SE.
Quand on prétend avoir une vocation métropolitaine, ça passe par là . Il faut se donner les moyens de ses ambitions…». Et visiblement, la droite semble en avoir retrouvé.Â
Lors de sa présentation en juillet2008, il était annoncé que la G3S devait être achevée fin… 2011!
Patrice Le Berre (LE TELEGRAMME)

Les élus de l’opposition montent au créneau contre la salle du Polygone. Ils dénoncent un « projet sans envergure ».
Faute de pouvoir accueillir 5 000 spectateurs dans sa configuration minimale pour le handball, 5 500 pour le basket et 6 000 places pour des concerts, la Grande salle de spectacles sportifs et événementiels (G3SE) de la région brestoise pourrait ne pas obtenir le label Arenas (lire Ouest-France du lundi 26 mars). La droite brestoise monte au créneau contre les propos rassurants de Patrick Appéré, vice-président de Brest métropole océane en charge des sports qui défend le projet.
« Il manque 1 000 places de spectateurs, dans toutes les configurations », rappelle Sophie Mével. « Le projet a été choisi pour sa situation géographique, au Polygone, mais il est coincé, sans foncier autour, ajoute l’UMP Laurent Prunier. Nous savons de source sûre que les commerçants de la grande surface d’à côté ont été approchés…La mairie lorgne sur leurs stationnements, mais ils ne se voient pas céder des parkings, le samedi soir dès 18 h, alors que les familles font encore leur plein de courses ! » L’élu d’opposition ne croit pas au dossier : « Sans parkings supplémentaires, il ne faut pas espérer augmenter la capacité de la salle. Tout le projet est mal ficelé. »
De son côté, Stéphane Roudaut, voit là  « un gâchis de subventions ». Il rappelle que le projet présenté en 2010 devait coûter 35 millions d’euros dont 7,8 millions de subventions et émet de fortes réserves sur les 4 millions de l’État. « On voit mal comment l’État accepterait d’aider à la construction d’une salle qui ne remplit pas les critères actuels, pronostique Stéphane Roudaut. De plus, la facture a encore gonflé puisqu’on est passé à 38 millions aux dernières prévisions. »
Pour l’élu d’opposition, le label Arenas est vital, « sinon les contribuables de la région brestoise vont payer fort cher une salle qui ne servira qu’au sport, sans possibilité d’accueillir des spectacles ou des concerts d’envergure ».
« Baser le remplissage d’une salle autour des résultats sportifs de deux équipes, hand et basket, cela me semble bien aléatoire », résume Laurent Prunier.
Sabine NICLOT-BARON. (OUEST-FRANCE)
fév 21 2012
21 février 2012
Défaites en série, déficit de crédibilité et d’image, concurrences d’ambition… La droite semble encore loin d’être en mesure de revenir aux affaires à Brest. Son leader depuis 2008, Laurent Prunier y croit pourtant et répond à nos questions, sans esquiver celles qui fâchent.
Au vu de vos différents scores électoraux depuis 15ans, la question se pose: la droite brestoise est-elle condamnée à la défaite?
Non, certainement pas. Même si l’âge d’or de la droite à Brest remonte aux années Lombard et que depuis, nous n’avons connu que l’élection de Jacques Berthelot à la mairie, en 1983 - immédiatement suivie d’une crise municipale - et celle de Bertrand Cousin aux législatives de 1993. Notre meilleur résultat, finalement, en 15 ans, c’est le score de la liste Marzin au second tour des municipales de 2001…
Soit pas plus de 42,5%…
Oui, parce qu’il n’avait pu faire l’union autour de lui. Depuis 2008, même si ça ne se voit pas, nous avons fait l’unité entre les parties urbaine et rurale de Brest et réuni tous les partis de droite. Les guérillas internes, c’est fini et ça finira par porter ses fruits.
Tout de même, l’opposition, à la longue, ça doit permettre de se refaire une santé. Or, alors que vous vous y trouvez depuis 23ans, vous ne cessez de perdre des électeurs… Jamais découragé?
Non, mais je suis conscient de cela. C’est largement de notre faute. Nous avons mis trop de temps à faire le ménage… Il est vrai aussi que depuis Chirac, pratiquement toutes les élections intermédiaires en France ont été gagnées par la gauche…
«Il n’y a pas de vraie opposition dans cette ville». J’imagine que vous avez déjà entendu ça…
Ou que nous ne sommes qu’une opposition négative et qui ne propose rien. Si les gens assistaient aux conseils, ils y verraient de vraies passes d’armes. C’est pour ça que je vais demander que les conseils municipaux et communautaires soient diffusés sur Internet. Ça pourrait changer la perception des gens. On s’oppose mais on ne fait pas que ça. Par exemple, nous avons fait des propositions précises sur les Capucins. Nous sommes une veille. Si nous sommes élus en 2014, nous ne reviendrons pas sur le tram et nous ferons peut-être même la deuxième ligne mais, contrairement à la majorité, en tenant compte de nos possibilités financières. Nous réagissons sur les engagements que la majorité Cuillandre n’a pas tenus, comme sur le Zénith ou le Grand stade. Mais nous votons 90% au moins des délibérations. D’ailleurs, nous avons approuvé le projet de téléphérique entre Siam et les Capucins, parce qu’il est ingénieux et qu’il coûtera moins cher qu’un pont. Le problème, c’est que Cuillandre l’a mal vendu en le sortant de son chapeau sans consulter personne…
Vous faites figure de leader de la droite à Brest mais le fait de ne vivre que de la politique ne vous handicape-t-il pas? Au plan national, ça peut s’envisager mais au plan local, ça ne pose pas un problème de crédibilité?
Je suis un pur produit du militantisme. Je ne le renie pas. En plus, je suis le plus jeune chef d’opposition UMP d’une ville de cette taille et peut-être même le plus jeune président d’une fédération UMP. J’ai choisi de ne pas faire les choses à moitié, alors que j’aurais pu faire du droit ou de l’immobilier. Je travaille 80heures par semaine et je n’ai pas pris de vacances depuis cinq ans. L’action politique est un gros bouffe-temps professionnel et personnel… Mais je sais qu’à terme, ça paiera. Avec mon équipe, nous creusons notre sillon.
Même si Stéphane Roudaut a quitté Fortuné Pellicano pour vous rejoindre, ce dernier n’est-il pas toujours une épine dans votre flanc?
Ou un caillou dans notre chaussure (rires)? Ce pourrait être vrai si Fortuné Pellicano n’avait pas changé son positionnement depuis les municipales de 2008, jusqu’à vouloir se faire passer pour un opposant historique à Sarkozy… Est-ce que les Brestois savent qu’il exerce des responsabilités auprès de François Cuillandre à l’international (*) et qu’il a, de fait, rejoint la majorité de gauche? La réalité, c’est qu’il est isolé. La majorité de ses troupes est désormais avec nous. Autre cas: le MoDem. Est-il un mouvement d’opposition? Si c’est le cas, nous saurons lui faire de la place…
Aux législatives de juin, sur Brest-ville, deux candidats de votre groupe devraient être présents: Marc Berthelot, déjà lancé, et soit Catherine Uguen, soit vous-même. Difficile dans ce cas de parler d’opposition «unie»…
La majorité ne compte que pour un seul groupe. Pour la droite et le centre, c’est pareil. Je ne peux pas empêcher certains de tenter leur chance. Christine Boutin a besoin de présenter des candidats pour que son parti bénéficie de subventions… Catherine Huguen est une élue impliquée dans ses dossiers notamment sur les appels d’offres. Et c’est une tête nouvelle qui représente le Nouveau centre avec lequel nous avons un accord, même s’il ne faut pas se méprendre: l’UMP reste le parti principal et les autres des accompagnateurs…
Que reprochez-vous principalement à l’action de François Cuillandre?
Ses méthodes de travail, de plus en plus en solitaires. Son absence de vision économique. Son habitude de tout rejeter sur le gouvernement, même si ça ne durera peut-être pas (sourire)… Et son absence de clairvoyance, en tant que maire, sur la sécurité. J’en ai discuté avec des policiers, effondrés par son mélange de naïveté et de dogmatisme en la matière…
Conduirez-vous la liste de droite aux municipales?
Oui, mais nous sommes toute une équipe, avec Stéphane Roudaut, qui incarne le sérieux, Renaud Le Floc’h, la ténacité, Sophie Mével, la compétence, François Derrien, l’expérience, Marie-Annaïck Moal, la visibilité… Je ne suis pas seul!
(*) Depuis 2008, il est chargé d’une mission aux relations internationales de BMO, sous la responsabilité de Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas et vice-président de la communauté urbaine.
Propos recueillis par Patrice Le Berre
Laurent Prunier
À 34 ans, Laurent Prunier préside l’Union de la droite et du centre, principal groupe d’élus d’opposition. Juriste de formation, il a la confiance des instances parisiennes de l’UMP pour redonner les couleurs à la droite dans la ville. Principales fragilités: son franc-parler ne lui vaut pas que des amis dans son propre camp et il ne s’est encore jamais présenté à une élection en son nom propre. Il n’est pas parvenu non plus à empêcher une primaire aux prochaines législatives sur Brest.
Marc Berthelot
Avocat au barreau de Brest, Marc Berthelot, 44ans, a mené une campagne pugnace en 2011 sur Saint-Marc. Président finistérien du Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, il est déjà candidat aux législatives sur Brest-ville, où il espère aussi obtenir l’investiture de l’UMP, aidé en cela par le ralliement de sa présidente nationale à Nicolas Sarkozy. Principal handicap: son identité boutiniste qui le marginalise un peu aux yeux de certains électeurs de droite et surtout du centre.
Catherine Huguen
Co-présidente du Nouveau centre dans le Finistère, Catherine Huguen, attachée administrative, siège parmi les élus brestois depuis 2008. À54ans, elle semble en bonne position pour décrocher l’investiture commune UMP-NC aux législatives de juin2012 sur Brest-ville. Points faibles: de rares prises de position qui ne lui assurent qu’une faible notoriété et sa discrétion lors des conseils où (de mémoire) elle n’est guère intervenue qu’une ou deux fois en quatre ans de mandat…
Renaud Le Floc’h
Impatient de s’imposer (la députée de Brest-rural Marguerite Lamour se méfierait de ses ambitions…), l’UMP Renaud Le Floc’h est cadre bancaire. À 33ans, il aime souligner qu’il a obtenu le meilleur score de la droite à Brest lors de sa candidature, en 2011, sur Recouvrance. Ses adversaires de gauche ont mis en cause, à l’époque, ses méthodes de campagne et plus d’un persifle qu’il ne doit son siège d’élu qu’à sa situation de fils de l’ex-conseiller général de Saint-Pierre Marcel Le Floc’h…
Stéphane Roudaut
Transfuge de la liste de droite «indépendante» conduite par Fortuné Pellicano en 2008, l’UMP Stéphane Roudaut a rejoint l’UDC en mai2011. Ce directeur de cabinet de 34 ans ne se cache pas d’avoir certaines ambitions sur Gouesnou, commune où il était candidat aux cantonales de 2011. Désormais en froid avec son ancienne tête de liste, il lui reste à conquérir les militants de l’UMP qui, en 2010, avaient refusé de l’élire au comité de circonscription de Brest-ville.
Fortuné Pellicano
Ne dites plus à Pellicano qu’il est «de droite», vous le fâcheriez. «Du centre», à la limite… Écarté de l’UMP avant les municipales de 2008 et élu sur une liste dissidente constituée autour de lui, l’ancien «proche de Sarkozy», gérant de société, fustige désormais la politique conduite au sommet de l’État. Son grand plaisir, dorénavant: tacler ses concurrents de l’opposition lors des conseils. Il a annoncé, dès mars 2011, sa candidature aux législatives de 2012 sur Brest-ville.
fév 17 2012
( Tiré du Ouest-France du jour)
Les responsables brestois de l’UMP, Patrick et Laurent Prunier, se félicitent de l’annonce faite par Nicolas Sarkozy de solliciter un nouveau mandat :
« C’est avec beaucoup d’humilité que le Président s’est mis dans la peau du candidat avec l’intention de parler directement aux Français, car il a « des choses à leur dire, à leur proposer ».
L’ensemble des militants, adhérents et sympathisants attendaient avec impatience la déclaration de candidature du Chef de l’Etat. Maintenant que cela est fait, nous allons, enfin, pouvoir commencer la campagne et répliquer aux attaques non justifiées. Les Français attendent des propositions concrètes et surtout une solution à leurs difficultés quotidiennes, et non pas, des railleries politico-politiciennes. L’anti-sarkozysme n’est pas un programme !
Jamais depuis fort longtemps, le destin du Pays n’aura été autant lié à ceux qui entendent le diriger et donc à ce qu’ils vont proposer aux Français. Nos compatriotes doivent bien avoir conscience de l’enjeu de cette présidentielle. Leur vote, au premier comme au second tour, sera marqué par la responsabilité.
Nous comptons sur la mobilisation de chacun pour permettre à notre Président de continuer à défendre les intérêts de notre pays. De part son expérience et sa préoccupation réelle de l’intérêt national, il est notre meilleur atout. Les ralliements de Christine Boutin et d’Hervé Morin achèvent les conditions du rassemblement de la famille de la Droite et du Centre. C’est ensemble qu’on pourra faire réélire Nicolas Sarkozy et c’est ensemble qu’on pourra faire gagner la France. Nous sommes fin prêts pour le combat !
Les thèmes de la mer, des énergies nouvelles, de la Défense, de la réparation navale, et plus généralement de l’emploi seront au cÅ“ur de la campagne s’agissant de notre territoire ».
fév 16 2012
« La Bretagne manque de grandes salles de concerts » titrait le Ouest-France ce 15 février. Cette analyse, qui n’est pas nouvelle, a une résonance particulière sur Brest, qui peut laisser quelques regrets.
La question de l’accueil de spectacles de grande ampleur sur Brest avait fait l’objet de propositions en 2008 au moment des élections municipales. Les deux principales listes, Droite et Gauche, avaient acté la création d’un Zénith sur le territoire de Brest Métropole Océane, à horizon 2015.
La promesse de François Cuillandre a fait long feu… Il est vrai qu’il avait déjà prévu des travaux fort importants et fort coûteux ! » déclare Laurent Prunier au nom des élus de l’opposition municipale (UDC).
« Depuis, une parade avait, semble-t-il, été trouvée, avec l’idée de « mutualisation » de la salle de spectacles sportifs (G3S) agrémentée d’un volet évènementiel, destiné à l’accueil des concerts.
Mais voilà , comme le remarque justement le patron de Diogène, Jacques Abalain, la jauge ne sera pas « énorme ». Bref, cette salle sera dans l’incapacité d’accueillir les spectacles de grande envergure que sont en droit d’attendre les habitants de Brest, de la Métropole, et plus largement du département.
Il faudra par ailleurs compter avec les risques liés aux dates impératives des rencontres de la ligue nationale de Basket, voire de handball… L’articulation des agendas promet d’en décourager plus d’un …
Trop petite pour la musique, mais également trop petite pour l’accueil de rencontres sportives de type européen ou Coupe Davis par exemple, la G3SE apparaît inadaptée. Notre collègue Sophie Mével avait utilisé cette phrase en Conseil de BMO : « petites salles, petites ambitions» !
Malgré tout, en cette période de crise, les ressources se faisant rares, la mutualisation est forcément une piste à explorer. Mais pas n’importe comment !
Pourquoi ne pas avoir remis ces deux projets à plat (Zénith et G3SE) afin de prévoir un équipement structurant adapté, si nécessaire relocalisé (par exemple au Froutven) et disposant dès sa création de places de parking en nombre suffisant ?
Au lieu de cela, on a élargi le projet existant, sans pour autant le redimensionner suffisamment. Pendant ce temps, l’enveloppe financière, quant à elle, a quasiment doublé !
De deux équipements ambitieux que l’on a cherché à regrouper, on risque de faire deux « sous-équipements ».
En clair, une fausse bonne idée… et, sans aucun doute, une sacrée dose de « regrets ».
fév 16 2012
Voilà c’est fait! Le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé hier soir son intention de briguer un second mandat de cinq ans à la tête de l’Etat français.
Simplement, en toute humilité, le Président s’est mis dans la peau du candidat avec l’intention de parler directement aux français, car il a “des choses à leur dire, à leur proposer”.
La campagne présidentielle est donc lancée. L’antisarkozysme bête et primaire ne suffira plus à faire un programme. Cartes sur table, argument contre argument. Que le meilleur gagne!
Et que nos compatriotes réfléchissent bien aux conséquences de leur vote, au premier comme au second tour… L’esprit de responsabilité, à chaque niveau, sera - j’en prends le pari - le maître-mot des mois à venir.
Jamais depuis fort longtemps, le destin du Pays n’aura été autant lié à ceux qui entendent le diriger et donc à ce qu’ils vont proposer aux Français.
fév 01 2012
Ci dessous un article du journal gratuit Sept jours à Brest sur les Ententes communautaires votées en Conseil de communauté vendredi dernier:
Brest métropole océane ne joue plus en solo. Vendredi dernier, l’agglomération a voté une entente intercommunautaire avec Quimper. Une autre avec Morlaix communauté et Lannion-Trégor devrait suivre. Objectif : donner de la voix à l’Ouest-Breton. Un doux rêve ?
Qui a dit que Brest et Quimper ne pouvaient pas se sentir ! Sur les dernières années, les deux agglomérations ont tout de même réussi à pousser d’une seule voix sur des dossiers clés. L’inscription d’une liaison ferrée Brest-Quimper à trois heures de Paris notamment, ou encore l’amélioration de la liaison ferroviaire Brest-Quimper-Nantes.
Des alliances de circonstances plus portées par le souci d’être efficace que par amour ? Peut-être ! En tout cas, ça devrait se poursuivre. Une Entente intercommunautaire entre Brest métropole océane (BMO) et Quimper communauté est sur les rails. Votée à l’unanimité par les élus de l’agglomération quimpéroise courant décembre, imités de ceux de BMO vendredi dernier.
« SE VOIR RÉGULIÈREMENT »
L’idée ? « Nous contraindre à nous voir régulièrement dans un cadre juridique formalisé », dixit François Cuillandre, président de BMO. Cette entente se traduira par la création d’une conférence, composée d’élus des deux communautés, qui se réunir autant que nécessaire. Bref, un paquet de rendez-vous supplémentaires à l’agenda politique.
MORLAIX ET LANNION AUSSI
D’autant plus que cette première entente sera suivie d’une deuxième unissant BMO aux agglomérations de Morlaix et de Lannion-Trégor. Avec la volonté finale de défendre les intérêts de l’Ouest-Breton. En améliorant les transports ? Oui, mais pas que. “Ces ententes porteront également sur le développement économique, l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation, la diffusion
de la création artistique, la santé, le traitement et la valorisation des déchets, détaille Alain Masson, vice-président de BMO.
L’objectif principal ? Désenclaver l’agglomération brestoise. En octobre dernier déjà , les élus avaient voté la constitution d’un pôle métropolitain, avec six autres communautés de communes du bassin de vie brestois. Mais aussi un pôle métropolitain Loire-Bretagne
associant l’agglomération brestoise à celles de Rennes, Nantes, Saint-Nazaire et Angers pour promouvoir l’Ouest au niveau européen.
DES COQUILLES VIDES ?
« Mais si l’habillage a de l’allure, à quoi serviront ces structures ? », réagit Laurent Prunier. L’élu de l’Union de la droite et du centre (UDC) pointe « les faibles transferts de compétences » mais aussi un rapport unilatéral en faveur de Brest métropole océane.
Sur la question, François Cuillandre se veut rassurant. « Chaque décision adoptée au sein des ententes devra ensuite être ratifiée par chaque communauté de communes ». On en revient aux faibles transferts de compétences !
FABRICE POULIQUEN
fév 01 2012
Ce mardi s’est tenu le Conseil Municipal. J’en ai profité pour revenir sur les incidents graves survenus sur le Stade de la Cavale Blanche le 21 Janvier et les réactions -notamment d’agents de la collectivité- sur une insécurité rampante aux abords des équipements publics. S’en est suivi un débat, “chaud comme les marrons”…
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Monsieur le Maire,
Je souhaite revenir sur les graves incidents qui se sont produits au stade de la Cavale Blanche, le samedi 21 janvier dernier. Au-delà de la condamnation unanime, un certain nombre de questions se sont faites jours.
Ce qui m’a le plus surpris, je dois le dire, c’est l’extraordinaire passivité de notre collectivité.
On a l’impression, à lire la presse et écouter les commentaires, que Patrick Appéré tombait des nues. Sur l’évènement en lui-même, rien d’étonnant, mais sur les déclarations - certes anonymes - d’agents de la collectivité, là c’est plus surprenant.
J’en veux pour preuve des déclarations candides assez incroyables, du style « Oh nous ne sommes responsables de rien. On assure uniquement l’entretien et la mise à disposition du terrain. En gros. Une fois que c’est parti, on file les clés et on s’en va en courant ! . Sil y a des problèmes, appelez Police et Justice, c’est leur travail. »
Pareil, la réaction de Madame Cibaud était attendue, ou du moins que quelqu’un s’exprime en son nom, les journalistes comme nous-mêmes l’avons vainement espérée.
Vous-même Monsieur le Maire, votre seule réaction s’est bornée à suivre la demande de table ronde autour des acteurs de la jeunesse et du sport, non pas pour entraîner, mais pour je vous cite « participer activement ».
Bref, si on vous a demandé par voie de presse de « marquer le coup », et nous sommes restés volontairement consensuels, c’est parce qu’on pensait que tout cela allait forcément vous remuer. Car, non seulement les faits sont graves, mais les propos de vos propres agents, sur leurs conditions de travail, rendus publics, « sous couvert d’anonymat par peur de représailles » sont terrifiants !
« Silence ou manque de soutien de la hiérarchie »
« fermeture des équipements plus assurée »
« rapports de dysfonctionnements envoyés, sans aucun retour »
« violences verbales »
« omerta »
« club house transformés en lieux de beuveries »
Leur solution : « le sauve qui peut » !
Et pour toute réponse, un démenti de la ville pour tenter de faire retomber le soufflet, pour parler de « fiches de dysfonctionnement à disposition dans des classeurs », « petits points de tensions » « de faits exceptionnels » « de graduation des réponses de l’ordre du verbal ».
Sincèrement si on veut mettre la poussière sous le tapis, on ne peut pas mieux faire !
Il n’est pas acceptable que des agents de la collectivité puissent se rendre sur leur lieu de travail la peur au ventre !
Il n’est pas possible de mettre le couvercle sur la marmite !
Il faut au moins en parler ouvertement, réfléchir et agir !
D’où croyez vous que vient le sentiment d’insécurité, corolaire de l’insécurité elle-même ? Du NON-DIT !
Pourquoi croyez vous que je m’intéresse au dossier de la sécurité dans son ensemble - et ceci en fait partie ? Parce que je serais « facho » ?
Non, parce que je pense que notre collectivité, à l’image de nombreuses autres, de tous bords politiques, ne peut s’exonérer de cette mission de service public.
Une nouvelle fois, le débat doit être lancé. VRAIMENT !
Au-delà de la vidéoprotection ou de la Police Municipale, qui dans le cas d’espèce - forcément compte tenu du contexte - auraient l’une et l’autre servi, il y a des outils à mettre en place.
Nous avions salué la nomination d’Anne-Marie Cibaud en charge de la tranquillité publique et de la prévention. Force est de constater que son action n’est ni lisible, ni visible !
Quant on voit dans le budget que vous proposez tout à l’heure, que la ligne consacrée à la prévention de la délinquance passe de la somme ridiculement faible de 46000 euros en 2011 à 18000 en 2012, soit 59% en moins ! Que voulez vous qu’on comprenne ?
TROIS QUESTIONS Monsieur le Maire :
Les agents dont vous êtes l’employeur sont visiblement dans l’inquiétude. Qu’est-il fait pour les rassurer ?
Par exemple, les agents de stationnement - et nous le voterons tout à l’heure - vont bénéficier de la verbalisation automatique, ce qui a eu pour effet dans les villes où elle a été installée de diminuer fortement les atteintes aux agents ! (Et visiblement dans le cas d’espèce, cela a entre autre été fait pour cette raison)
Par ailleurs, à combien s’élèvent les dégâts ? Combien coûte tout ce cirque ? Qui est responsable ?
Enfin, nous qui défendons, vous qui défendez une vision Métropolitaine, pensez vous à l’atteinte à l’image de Brest, par ces faits divers, faisant éclater un malaise sous-jacent ?
Croyez vous que c’est sans inquiétude que les parents du Pays de Brest laisseront leur enfants aller jouer dans les stades de notre ville ?
Monsieur le Maire, ces évènements lamentables doivent nous permettre de poser le débat. Sans tabou.
Ce dossier ne concerne pas que le sport. Il ne concerne pas non plus que les jeunes. Il est fait état de « vétérans ivres morts ».
C’est une appréhension dans son ensemble qu’il faut envisager. La ville n’est pas que spectatrice aux côtés des instances sportives ou éducatives ; des autorités policières ou judiciaires. Elle a des moyens. Elle peut et doit les utiliser.
fév 01 2012
Lundi matin, à l’occasion du passage à Brest de François Hollande, candidat à la Présidentielle, une banderole géante de soutien à la SOBRENA avec en mention « Que fait l’Etat !!! » a barré la façade de la Mairie. Une action qui fait réagir l’opposition municipale.
« Dès que nous avons vu cette banderole, nous avons pris contact avec le Cabinet du Maire qui nous a confirmé ne pas s’être opposé à cette initiative, déplore Laurent Prunier, au nom du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre. C’est une attitude que nous jugeons provocatrice de la part du Maire que d’avoir laissé déployer cette banderole. Alors que vendredi dernier, lors du Conseil communautaire, les élus -toutes tendances confondues- se sont montrés attentifs et compréhensifs quant à l’avenir de la SOBRENA, une telle action politisée ne peut être que contre-productive.
Cela est d’autant plus regrettable que l’Etat, à travers ses services préfectoraux et ministériels, se démène pour trouver une solution viable… Et nous ne pouvons pas nous empêcher de faire le lien avec la visite de François Hollande, Place de la Liberté…
Il est scandaleux de prendre un édifice public aussi symbolique que la Mairie pour afficher des revendications à connotation électorale. François Cuillandre l’avait déjà fait lors de la réforme des retraites et il récidive aujourd’hui.
La Mairie appartient à tous, et n’est pas la seule propriété du PS et de ses acolytes! Certains feraient bien de ne pas l’oublier…
D’autres maires n’auraient certainement pas agi ainsi et François Cuillandre commet une faute politique. D’autant que la même François Cuillandre a reconnu en Conseil communautaire, vendredi, la complexité du dossier et même prôné une mobilisation à l’échelon européen. Faire de la « récup » de manière aussi ostentatoire est malhonnête ».
jan 24 2012
 
Laurent Prunier veut que la mairie «marque le coup».
Laurent Prunier et les élus UDC souhaitent que «les auteurs de ces agissements soient rapidement et sévèrement sanctionnés». (Photo d’archives Le Télégramme)
Les faits qui se sont produits samedi après-midi, au stade de La Cavale-Blanche, font réagir les élus de l’Union de la droite et du centre qui proposent, entre autres, qu’une campagne de sensibilisation soit organisée d’ici à la fin des championnats. «Nous partageons le sentiment des responsables des clubs de Plourin-lès-Morlaix et de l’ASPTT Brest, après les actes inadmissibles qui se sont produits lors du match opposant leurs équipes U 19», explique Laurent Prunier au nom de l’UDC.
«Le guet-apens dont ont été victimes les joueurs de Plourin était visiblement prémédité… Certains joueurs brestois auraient été au courant de ce qui se tramait… Ce qui serait plus grave encore… «Nous faisons confiance aux forces de l’ordre ainsi qu’à la Justice pour que tous les auteurs de ces agissements soient rapidement et sévèrement sanctionnés.
La gravité de ce qui s’est passé est, il faut l’espérer, exceptionnelle. Pour autant, le sport est de plus en plus touché par la violence. Comme un triste écho à ce qui s’est passé pour le football samedi, dimanche, c’est l’arbitre du match de rugby entre Brest et Auray qui a dû interrompre le match à la suite d’une bagarre générale… Entre les joueurs cette fois-ci…».
«Lancer des actions de sensibilisation»
Et d’ajouter: «Quand le sport amateur, qui repose essentiellement sur le bénévolat, est gangrené par la violence, la tentation est grande pour les encadrants et les dirigeants de jeter l’éponge. D’autant plus lorsqu’ils ont le sentiment, comme l’explique Félix Guillou, le président du club brestois, que la municipalité ne fait pas grand-chose pour remédier au problème. Il faut que la mairie marque le coup et affiche clairement son soutien au monde sportif amateur.
Nous proposons que les élus, toutes tendances confondues, et les dirigeants des clubs brestois se réunissent très rapidement pour étudier, ensemble, les moyens de lutter contre ce phénomène. Il reste encore quelques mois avant la fin des différents championnats, il faut donc en profiter pour mener des actions de sensibilisation en direction des jeunes».
jan 14 2012

Aux côtés de Jérôme Chartier (au centre), Laurent Prunier, chef de file de la droite brestoise et président de l’UMP 29 (à gauche) et Patrick Prunier, représentant de la circonscription Brest-rural (à droite).
Jeudi soir, au centre social de Bellevue, Jérôme Chartier, secrétaire national de l’UMP en charge de la fiscalité et des finances publiques, député du Val d’Oise et maire de Domont, a rencontré des militants et sympathisants du parti. Objectif : expliquer le projet du candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, « pour les cinq ans à venir ». C’est son vingtième déplacement dans les départements dans ce but, le deuxième en Bretagne.
Selon lui, ce n’était pas un public conquis d’avance. « Au contraire, les militants et sympathisants sont les plus critiques et les plus dubitatifs. Ils ont besoin d’être convaincus. Il faut être précis et connaître ses sujets », explique-t-il. Selon Jérôme Chartier, la principale qualité du président actuel, c’est « sa capacité à faire changer les choses ».
jan 12 2012
Les candidats d’union de la droite et du centre-doit ne seront définitivement investis qu’au lendemain de la présidentielle, précise Laurent Prunier, président départemental de l’UMP.
Alors que les candidats aux législatives de juin se font peu à peu connaître, le président départemental de l’UMP Laurent Prunier précise les ambitions de son parti, en «position de reconquête» dans le Finistère.
La situation n’est pas simple dans certaines circonscriptions du Finistère, en commençant par Brest-ville, où vous êtes vous-même candidat…Â
Et où je serai investi le 28janvier par l’UMP. Mais le candidat de droite et du centre-droit ne sera désigné qu’après le premier tour de la présidentielle, en fonction des ralliements à notre candidat. S’il le faut, je laisserai la place sans difficulté à une centriste, comme Catherine Huguen (Nouveau centre, NDLR). Surtout si ça permet à la primaire, à Douarnenez, entre l’UMP Didier Guillon et le centriste Michel Canevet, de bien se passer…Â
D’autres candidats du centre et de la droite (le PCD MarcBerthelot, la MoDem Nicole Jouan et l’indépendant Fortuné Pellicano) sont aussi donnés partants sur Brest-ville. Craignez-vous de la casse à l’arrivée?Â
Pour Marc Berthelot, tout dépendra de ce que fera finalement Christine Boutin… Même question pour Nicole Jouan: que se passera-t-il si Bayrou appelle à voter Sarkozy au second tour? Elle pourrait être notre candidate, elle aussi… Quant à Pellicano, au vu de ce qu’est devenu son positionnement politique, il aurait peut-être pu proposer sa candidature au poste de suppléant de la députée PS Patricia Adam… Pour le reste, oui, il y a un risque que la droite ne soit pas qualifiée au second tour à Brest. Les électeurs devront donc prendre leurs responsabilités.Â
En revanche, sur Brest-rural, la gauche (*) vous rend plutôt service, non?Â
Certainement. Je félicite d’ailleurs Marc Coatanéa d’avoir offert aux écolos la circonscription la plus favorable à la droite.Â
Avez-vous été surpris de l’effacement de ChristianMénard sur Châteaulin au profit du maire de Plougastel, Dominique Cap?Â
Si c’est bien sa décision, je la trouve respectable, même si elle est annoncée bien tard. Un abandon de Christian ne pouvait impliquer qu’un soutien à un de ses proches, donc pas à Gaëlle Nicolas (maire de Châteaulin, NDLR) dont on sait que les relations avec le député sortant ne sont pas bonnes… L’idéal pour moi serait un tandem entre Dominique Cap et Gaëlle Nicolas…Â
Vous avez du mal à trouver un candidat sur Concarneau. Est-ce parce que la circonscription est perçue comme ingagnable par la droite?Â
C’est une terre que nous avons trop longtemps délaissée. J’aurais bien voulu que nous y présentions une candidate mais aucune femme n’était partante. Nous avons réussi à trouver un candidat. Il s’agit d’Atto Dossena, le président de l’union des commerçants de Quimperlé.Â
Nicolas Sarkozy n’avait recueilli que 46,15% des voix au second tour de la présidentielle de 2007 dans le Finistère. Pensez-vous franchement pouvoir faire mieux en 2012?Â
Il faut être honnête: la droite est toujours en position de reconquête dans le département. Alors, faire aussi bien qu’en 2007, ce ne serait déjà pas si mal…Â
* De nombreux socialistes refusent d’y soutenir l’écologiste MagaliDeval, malgré un accord national entre le PS et Europe Écologie.
Propos recueillis par P. L. B.
jan 10 2012
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Jean-Pierre Caroff (à gauche), aux côtés de Jacques Quillien et Alain Masson
Suite aux critiques formulées par Jean-Pierre Caroff, vice-président de BMO en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat, Laurent Prunier lui répond.
« Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Avec une mauvaise foi qui ne lui est pourtant pas coutumière, Jean-Pierre Caroff a multiplié les contrevérités et les attaques indignes de son statut.
D’abord sur la forme, quelle bassesse - désormais tentée systématiquement par la Gauche - que d’attaquer l’opposition sur ses supposées absences en réunion ! Monsieur Caroff me reproche de ne pas avoir participé au Conseil d’Administration de l’Adeupa. Et pour cause, puisque je ne suis pas membre de ce Conseil d’Administration…
Pour son information, c’est mon collègue François Derrien qui y représente le groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre. Bien évidemment celui-ci assistait au dernier conseil. Laisser entendre que nous ne faisons pas notre travail est particulièrement navrant, surtout venant d’un élu qui d’habitude préfère « élever » le débat…
Sur le fond, Jean-Pierre Caroff cite les chiffres de la population dite « totale » (Population municipale et population comptée à part), or ce sont ceux de la population « municipale » -certes moins flatteurs pour Brest et BMO- qui sont utilisés à des fins statistiques, comme l’explique très clairement l’étude de l’Adeupa de janvier 2011 consacrée au recensement de l’année dernière.
De la même manière, Jean-Pierre Caroff semble découvrir que ces « estimations » se basent sur un échantillon de 8% de la population et pour une date antérieure de trois ans, et qu’elles seraient « précipitées ». Je ne lui ferai pas l’affront de lui rappeler que ce sont les méthodes désormais utilisées et cela depuis 2008 par l’INSEE en matière de recensement… Mais peut-être a-t-il une autre technique à nous proposer ?
Ces attaques ne peuvent être interprétées que comme des contre-feux, visant à masquer la réalité de la situation : Brest perd ses habitants à une vitesse anormale et n’est, malgré les « Grands Travaux », pas en mesure de remonter la pente ! Ce n’est quand même pas moi qui, publiquement, en Conseil, annonçait « l’inversion de la courbe pour 2011 » !
Pour se défausser, on nous expliquait en 2008 : « Brest perd des habitants ; pas grave BMO en gagne », pour s’entendre dire aujourd’hui « BMO perd des habitants : pas grave, le bassin brestois, le Pays de Brest en gagne » ! Mais où est le secteur de responsabilité de Monsieur Caroff, si ce n’est à Brest Métropole Océane ? !
10 ans que celui qui est souvent présenté comme la « pointure » de l’Administration Cuillandre, est en charge de ces dossiers ! Les chiffres sont mauvais, ce qui le blesse et cela se comprend, d’où l’application d’un adage bien connu des Socialistes : « Responsable, mais pas coupable » !
 La mauvaise foi a ses limites. Je ne prends pas mes désirs pour des réalités. Mon désir c’est que Brest prospère et regagne des habitants. La réalité -et ni Monsieur Cuillandre, ni Monsieur Caroff, ni personne d’ailleurs, ne peuvent s’en satisfaire-, c’est que Brest en perd, à vitesse grand V ! »
jan 04 2012
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Comme tous les ans, l’INSEE a rendu son verdict concernant l’évolution démographique de la population, tant nationale que locale. Et la baisse constatée tant pour Brest que BMO a fait réagir Catherine Huguen et Laurent Prunier de l’Union de la Droite et du Centre.
« Encore une fois, la population de Brest et de BMO baisse, rappelle Laurent Prunier au nom du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre. Ramenée sur 10 ans, cette tendance est évaluée à près de 6% pour Brest et 3% pour BMO, soit respectivement 8.319 (soit un peu plus que la population de Pont-L’Abbé…) et 5.862 habitants. Et en un an, Brest perd 782 habitants et BMO 703…
Ces chiffres sont le vrai scandale des mandats de François Cuillandre. Alors que jusqu’en 2005, on nous promettait jusqu’à 20.000 ménages supplémentaires, puis il y a trois ans encore on nous disait que les effets des politiques « Caroff » -du nom du Vice-président de BMO en charge de l’urbanisme et de l’habitat- se feraient ressentir dès 2011, voilà que, dorénavant, il nous faudra attendre 2015 pour espérer voir quelque chose arriver !
Et pendant ce temps, ceux qui restent paient le Tram, le Téléphérique, les surcoûts du Port du Château, ainsi qu’un Plateau des Capucins sans réel projet. L’immobilisme des années Maille est dorénavant acté, à droite comme à gauche. L’échec des années Cuillandre devient, lui, patent. Nous pouvons parler d’un fiasco, explique Laurent prunier qui rappelle tout d’abord que « Brest reste « scotchée » au 5ème rang des grandes villes de l’Ouest, que c’est elle qui, proportionnellement a perdu le plus de population parmi les grandes villes bretonnes et qu’enfin, elle figure parmi les 10 plus fortes baisses pour les villes de plus de 5.000 habitants.
A ce constat, il faut ajouter celui du développement d’une deuxième, voire d’une troisième couronne autour de la cité du Ponant. Ce phénomène se vérifie chaque année un peu plus. Alors, peut-être serait-il temps d’aller au-delà de la simple analyse urbaine et se poser, enfin, les vraies questions : Pourquoi Brest ne séduit plus, pourquoi notre ville n’attire pas de nouveaux habitants ? Le manque de logements ? Peut-être, mais pas seulement. La mise en place d’un Pôle métropolitain régional et du Pôle métropolitain du Pays de Brest pourrait-elle constituer une solution ? Cela reste encore à prouver. Une nouvelle ligne de tramway ? La belle affaire… Ce n’est pas avec cela que l’on fera revenir des habitants.
Non, c’est de façon transversale qu’il faut, selon nous, analyser ce manque d’attractivité ».
« Les conditions de vie (Logements, loyers…), le sentiment d’insécurité, la politique fiscale, la situation de l’emploi -pourquoi une famille déciderait-elle de s’installer à Brest si ce n’est d’abord pour y travailler ?- sont autant d’éléments qui expliquent ce « désamour », souligne pour sa part Catherine Huguen, conseillère municipale et communautaire. Il est d’ailleurs temps que le maire et ses adjoints prennent à bras le corps cette question la revalorisation économique de la ville. Plutôt que de constater chaque année la perte de tel ou tel secteur, il faut aller chercher de nouvelles activités.
Quant aux déplacements mécanisés entre BMO et le Pays de Brest, ils sont estimés à 263.000, le plus souvent pour venir y travailler (Commission thématique de novembre 2011, consacrée à l’Etat d’avancement de la révision du Plan des Déplacements Urbains). Pourquoi ces salariés n’habitent-ils pas à Brest ? Le problème, c’est qu’à ce jour, aucune étude fond sur ces explications n’a été menée, faute de volonté politique.
Enfin, dans quelques semaines nous voterons le Budget de la ville et de BMO. Là encore, nous demanderons à cette occasion que nous soit clairement précisé l’impact budgétaire de cette nouvelle baisse, car critiquer l’Etat n’est pas une politique suffisante. Si Brest perd des dotations, c’est d’abord parce qu’elle perd ses habitants. »
jan 02 2012

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2012 pour vous et vos familles.
2012 chasse 2011. Regrettera-t-on cette année? A chacun son sentiment, mais il est sûr qu’elle aura été l’une des années les plus riches en évènements depuis fort longtemps: révolutions tunisienne, égyptienne, libyenne, yémenite et syrienne; mort de Ben Laden; affaire DSK; mariages princiers; folie meurtrière en Norvège; Crise de l’Euro, chute des gouvernement grec, italien, espagnol; primaire PS; mort de Kim-Yong Il, etc.
2012 sera une année importante: électoralement bien sûr, mais bien au delà , car les conséquences de la Crise ou de l’instabilité internationale vont forcément conditionner les échéances à venir.
L’élection Présidentielle n’y échappera pas. Nul n’ignore que je souhaite la candidature et la réélection du Président de la République, qui a tenu admirablement la barre dans les deux crises financières. Avec François Fillon, il a également commencé une ambitieuse entreprise de réformes de notre Pays, même si - à mon goût - elles ne sont pas toutes allées assez loin. Il doit pouvoir continuer sa tâche. Ses opposants ne sont pas assez “calibrés”, à commencer par le premier.
Comme beaucoup, je n’ose imaginer ce que serait la France gouvernée par François Hollande, tout autant qu’on ne pouvait l’imaginer en 2007 dirigée par Ségolène Royal … les Français l’avait fort bien compris! La France a besoin de dirigeants conscients des réalités, pas de “Merlin réenchanteur” … Les Français ont un choix capital à faire, gageons que tous ces éléments pèseront dans la balance. La France peut partir dans deux directions diamétralement opposées.
Les Législatives suivront immédiatement la Présidentielle pour donner une majorité au Président élu. Dans le Finistère, l’UMP présentera très prochainement ses candidats, avec un effort de parité et de renouvellement, dans une stratégie globale d’Union que je m’appliquerai personnellement sur Brest.
Enfin, même si nous serons tous plus ou moins happés par l’actualité politique nationale, mon action reste bien évidemment concentrée au service des Brestois au sein du conseil municipal et communautaire. Nouvelle baisse de la Population, Impôts, Tramway, Téléphérique, Halles Saint-Louis, Capucins, Démocratie participative, Sécurité, etc. les sujets ne manqueront pas … et ce, dès les conseils de Janvier.
Bonne année à tous, bons débats et bons votes!
déc 14 2011
Les élus brestois ont profité de l’ordre du jour sans aspérité du conseil d’hier pour évoquer les sujets qui ont émaillé l’actualité brestoise récente. Les échanges ont parfois été houleux.
Première salve tirée par l’élu UDC Stéphane Roudaut, à propos du refus «ni cohérent, ni adapté» du maire d’accorder aux commerçants le droit d’ouvrir dimanche prochain. Réaction immédiate de son ancienne tête de liste Fortuné Pellicano, ne manquant pas l’occasion de tacler son ancien poulain: «Je me suis renseigné: les Vitrines de Brest n’ont mandaté personne pour parler en leur nom. Alors, quel est l’intérêt de vouloir politiser cette affaire?».
François Cuillandre confirme son choix: «Cette ouverture, refusée par les syndicats et non souhaitée par les associations de consommateurs, ne profiterait pas aux commerçants du centre car elle ne pourrait pas être sectorisée. Lesgrandes surfaces ont fait savoir qu’elles ouvriraient en cas d’autorisation. Je rappelle que les commerçants peuvent ouvrir toute l’année s’ils le veulent. Je serais d’ailleurs curieux de voir combien d’entre eux seront ouverts lundi, par exemple…». Lui aussi?
Pellicano «amnésique»
Longue intervention, ensuite, de Laurent Prunier, à propos des réunions publiques de mi-mandat de François Cuillandre, annoncées «trop tardivement». Réplique du maire: «La première était annoncée dans les journaux quatre jours avant d’avoir lieu…». Le même Prunier a aussi réclamé une nouvelle fois la mise en place de caméras de vidéo-surveillance, en comparant le prix d’un tel dispositif avec celui du tram. Déclaration jugée «incohérente» par Fortuné Pellicano. Prunier sort alors de ses gonds: «Pellicano est frappé d’amnésie, lui, qui s’est longtemps présenté comme un sarkozyste du premier jour… Je me souviens aussi, lors du précédent mandat, de ses communiqués de presse réclamant l’ouverture des commerces les dimanches précédant Noël… Ce pseudo-opposant a bien évolué. La seule opposition à Brest est dans nos rangs».
Julie Le Goïc s’en prend à la police
Autre intervention qui, celle-là , prêtera moins à sourire: celle de Julie Le Goïc, stigmatisant l’action de la police lors du drame de Bellevue au cours de laquelle, le 28 novembre, un retraité a perdu la vie, après avoir été pris à partie par des parents d’élèves qui le soupçonnaient, à tort, d’être un pervers. «Pourquoi la police n’a-t-elle pas su le protéger et l’a-t-elle embarqué? Est-ce ainsi que l’on traite les gens différents? Ce monsieur est mort à cause de la peur». Indignation à droite, malaise à gauche.
Réaction digne de l’adjointe de Bellevue Jacqueline Héré, jugeant qu’il est «un peu facile de mettre ainsi en cause les uns et les autres dans ce drame». Qu’en termes galants, ces choses-là sont dites…
Laurent Prunier en profite pour réclamer de nouveau (sans succès) à François Cuillandre qu’il retire à Julie Le Goïc sa délégation d’adjointe, après ses multiples coups d’éclats récents, notamment à propos de l’organisation de Miss France: «À Brest, on n’est pas chez Hugo Chavez… Il faut choisir entre l’action politique et la révolution». Michel Joanny assure alors la défense de sa collègue: «À Europe Écologie, nous nous exprimons de manière différente mais nous sommes tous solidaires de Julie Le Goïc. L’attaque de Laurent Prunier ne nous étonne pas, venant de celui qui déclarait sur Europe 1 que “L’image de la femme, on s’en fiche”…». Discrète dénégation de l’intéressé.
Chut…
Dernier mot pour François Cuillandre, comprenant que l’on puisse «ne pas aimer Miss France» mais niant tout versement de subvention de BMO à Endemol. À Europe Écologie: «Vous pouvez le répéter 20 fois si vous le voulez, ça reste faux!». «En revanche, je vous avoue que c’était la première fois que je regardais cette soirée. Mais n’allez pas le répéter…». C’est promis.
Patrice Le Berre
nov 11 2011
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« Il y a des choses qui ne se font pas, surtout lorsque l’on exerce des responsabilités publiques.
Ce 11 novembre, en marge des commémorations célébrant les morts pour la France, se déroulait au pied de la Mairie, une manifestation de ceux qui s’appellent les « Indignés » et qui prétendent représenter « 99% » de la population ».
« Ni le moment, ni l’endroit », s’indignent Laurent Prunier, chef de l’opposition municipale, accompagné de ses collègues Sophie Mével et Renaud Le Floc’h.
« Une fois les cérémonies terminées, le cortège d’anciens combattants, d’élus et de citoyens regagnant la Mairie, a été pris à partie par les « manifestants », au son d’hymnes communistes entonnés par les « Alter-mondialistes », au premier rang desquels figurait l’Adjointe de François Cuillandre en charge de la Santé, Julie Le Goïc.
L’élue écologiste, plus virulente que ses comparses, a interpellé ses collègues de la majorité municipale (communistes et mélenchonistes), avec le slogan « choisissez votre camp! ».
Cette attitude est inadmissible! Non seulement, ce n’était pas le jour pour effectuer une manifestation d’ « énervés minoritaires », mais il est des comportements inqualifiables pour des représentants publics!
Julie Le Goïc doit choisir entre l’exercice de responsabilités au service de ses concitoyens et la contestation révolutionnaire!
Son attitude a choqué unanimement, les participants ainsi que l’opposition municipale, mais aussi jusque dans les rangs des élus socialistes, communistes et mélenchonistes, se demandant ce qu’elle faisait là et à quel titre! Comme quoi, ne sont pas les plus « rouges » ceux qu’on croit…
On ne peut pas tout se permettre! La réprobation est générale et si certains n’auront peut-être pas le courage de désavouer publiquement leur collègue - même s’ils l’ont fait dans le Hall de la Mairie - nous, nous l’avons!
Nous demandons - je demande - très officiellement à Julie Le Goïc de remettre au Maire ses délégations, afin de rendre dignité à la fonction qu’elle est censée occuper.
Nous attendons également que le Maire réprouve son adjointe et la remette à sa place! »
nov 06 2011
Lors de la première réunion consacrée à son bilan de mi-mandat, François Cuillandre s’est montré favorable à une extension à toute la ville des zones bleues et a confirmé qu’un projet de transport par câbles entre la rue de Siam et le futur de quartier des Capucins était à l’étude. Deux annonces qui n’ont pas manqué de faire réagir les élus du groupe de l’Union de la Droite et du Centre.
« C’est avec une certaine surprise que nous découvrons que notre « Maire-Président » s’inspire directement des propositions que son groupe d’opposition lui avait soumises en conseil communautaire à plusieurs reprises. Nous savions que des études étaient en cours pour étendre des zones bleues au Port de commerce ainsi qu’à Bellevue, -nous demandions également une expérimentation à Saint Martin- mais de là à l’étendre à toute la ville, pourquoi pas ? Quant au principe du « câble » entre les deux rives de Penfeld, le conseiller municipal Renaud Le Floc’h ne cesse depuis le début du projet des Capucins de réclamer une liaison entre les deux rives.
Nous ne bouderons donc pas notre plaisir de voir le « Maire-Président » copier les idées de l’opposition. Ce n’est pas la première fois. En 2008, Zénith et Grand Stade avaient été repris de notre programme. Avec moins d’efficacité…, explique Laurent Prunier au nom du groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre. Cependant, nous sommes stupéfaits d’obtenir ces informations lors de réunions censées porter uniquement sur un bilan de mi-mandat. Il y a moins d’une semaine, les 21 et 25 octobre derniers, en conseils communautaire et municipal, François Cuillandre aurait pu nous présenter ces deux dossiers. Mais non, il n’a absolument rien dit.
Voilà encore une fois la preuve de l’estime que François Cuillandre peut avoir pour ses conseils : de simples chambres d’enregistrement, mais en aucune manière une assemblée réellement délibérante. Drôle de conception de la démocratie ».
oct 27 2011
Suite à une reprise au plan national de la polémique sur la subvention versée à Brest’Aim (Sopab) dans le cadre de l’organisation de l’élection de Miss France à Brest début décembre, j’ai été interviewé par Laurent Ruquier et son équipe sur Europe 1 dans l’émission “On va s’gêner”. C’est au tout début de l’émission. Voici le lien:
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/On-va-s-gener/Sons/On-va-s-gener-!-27-10-11-789377/
oct 26 2011
Vendredi soir, lors du conseil communautaire, les élus avaient tenu à affirmer que «l’avenir de la réparation navale à Brest était l’affaire de tous» (notre édition du 22octobre). Hier soir, en conseil municipal, après que les salariés de la Sobrena aient été invités à s’exprimer par la voie d’Olivier Le Pichon (secrétaire de l’union locale CGT), les élus ont une nouvelle fois fait front commun, soulignant que «les clivages politiques n’avaient pas le droit de cité dans cedossier».Â
Claude Bellec (PCF). Elle a ouvert le bal en expliquant que «le développement économique du port decommerce doit se faire en complémentarité et non pas en compensation de la perte de l’une d’elles. Nous ne croyons pas aujourd’hui que DCNS puisse occuper à elle seule le terrain, il s’agit donc de trouver de nouveaux investisseurs privés».
Anne-Marie Kervern (UDB). Elle s’est étonnée que «cette situation gravissime n’ait pas été portée plus tôt à la connaissance des membres du conseil portuaire (dont la ville de Brest fait partie) et que ceux-ci soient mis devant le fait accompli. (…) Surtout que l’avenir de la Sobrena conditionne les activités du port dans leur ensemble et tout particulièrement le plan de développement de 150MEUR que la Région s’apprêtait à présenter… Il faut étoffer le plan de charge immédiat et intervenir pour que l’entretien et la réparation des navires de la Brittany Ferries soient dorénavant assurés à Brest. Les pouvoirs publics doivent aussi explorer rapidement la piste de DCNS. Par ailleurs, le secteur privé, en particulier bancaire, ayant sa part de responsabilité, le CMArkéa aurait ici l’occasion de redorer son blason»…
Julie Le Goïc (Europe-Écologie-les Verts). Elle a manifesté sa colère en soulignant que «la collectivité devait travailler au développement industriel et non à réparer la casse».
Patrick Appéré (Front de gauche. Connaissant très bien ce secteur d’activités, il a rappelé «la fierté de Brest face à sa Navale. Ses compétences indéniables et sa situation géographique stratégique en font un enjeu national. En juin, lors du conseil portuaire, on nous a dit que tout allait bien. Et là , on nous dit que tout est foutu, en utilisant, qui plus est, des arguments amiante, de très mauvais augure quand on a empoisonné ses salariés pendant des années! Le gouvernement doit prendre ses responsabilités».
Fortuné Pellicano (Indépendants). Il a partagé ce point de vue estimant que «lors de la table ronde, l’État n’avait pas semblé mesurer ce qui se passait et n’avait fait aucune proposition concrète… Les 500.000 EUR? Ils étaient acquis avant, c’est un effet de manche».
Laurent Prunier (UDC). Il a confirmé que «dans ce dossier, ilne fallait pas adopter de posture politicienne» et qu’il «se battrait aux côtés des Brestois pour que la Navale garde la place qui est la sienne et les salariés leur emploi».
Alain Masson (PS). Il a conclu en affirmant que «le temps n’était pas aux regrets mais à l’action. Localement, tous les acteurs semblent mobilisés… Espérons qu’il en sera de même au niveau du gouvernement dont dépend la mise en place des politiques industrielles».
Sarah Morio (Le Télégramme)
oct 22 2011
Extrait du Télégramme
En préambule au conseil communautaire, les élus ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir de la Sobrena et de ses salariés.
François Cuillandre (président de BMO) a annoncé qu’il avait demandé un rendez-vous au ministre Éric Besson mais qu’il attendait toujours une réponse de cet «ex-amiqui a dû perdre (son) numéro de téléphone»… Jacqueline Héré (groupe des communistes) a appelé à manifester, mardi, devant la sous-préfecture. Pour elle, «il semble que M.Meunier ait envie de tourner la page le plus vite possible et, cela, nous ne pouvons l’accepter».
Laurent Prunier (UDC) a, pour sa part, soutenu les démarches entreprises par François Cuillandre. Estimant qu’il fallait «regarder ce dossier objectivement et collectivement, au-delà des clivages politiques», il a demandé à pouvoir participer à la table ronde de lundi. Sa requête n’a pas trouvé écho auprès du président qui a souligné «qu’il était impossible que tous les groupes soient représentés, ça n’aurait aucun sens». Il a en revanche fait savoir qu’«il apprécierait son intervention auprès du ministre pour que ce dernier se manifeste»…
oct 18 2011

Finie la primaire du PS et ce n’est pas l’UMP qui s’en plaindra! Son président départemental, Laurent Prunier, revient sur le scrutin et en profite pour annoncer sa candidature aux législatives.
Quel jugement portez-vous sur la primaire socialiste qui vient de s’achever?Â
Ça m’a intéressé sur le plan politique. Les primaires ont prouvé que les socialistes ont un seul projet: se débarrasser de Nicolas Sarkozy. S’ils l’emportent en mai 2012, ils feront quoi après? À mon avis, ils seront bien embêtés. Le premier tour a montré la diversité des socialistes et le second, leurs divisions. Hollande a gagné mais avec quand même 13 points de moins que ce qui aurait été son score logique après les ralliements dont il a bénéficié. Et c’est un peu une victoire à la Pyrrhus…Â
Que voulez-vous dire, par là ?Â
Que les négociations qu’il a dû conduire avant le second tour vont l’empêcher de mener la campagne qu’il envisageait avant le premier tour. De plus, le choix de Hollande est une bonne nouvelle pour Mélenchon qui aurait eu moins d’espace si Aubry l’avait emporté. En tout cas, la victoire de Hollande va faire sortir du jeu Fabius, Emmanuelli, Hamon et la pauvre Marylise (Lebranchu, NDLR)…Â
Êtes-vous favorable à ce que ce système soit adopté par la droite pour la présidentielle, non pas de 2012 puisque l’hypothèse en a déjà été écartée, mais de 2017?Â
Ça ne me choquerait pas mais, vous savez, l’UMP avait déjà prévu un système de primaires en2007, même si finalement Villepin n’avait pas voulu y aller et que Alliot-Marie n’était pas allée jusqu’au bout.Â
Fichage politique, non-conformité avec la constitution de la Ve République…. L’UMP n’a-t-elle pas un peu exagéré dans ses critiques envers cette primaire?Â
Peut-être, en effet, mais les critiques sur le risque de fichage des électeurs par exemple n’étaient pas forcément infondés au départ. Marc Coatanéa (premier secrétaire du PS, NDLR) nous a donné des garanties mais elles n’étaient pas là au début. Ceci dit, c’est vrai que ces primaires ont enthousiasmé les électeurs de gauche. Il faut dire que cette fois, ils étaient sûrs de gagner à la fin…Â
Fortuné Pellicano a annoncé qu’il sera candidat aux législatives sur Brest-ville. Leboutiniste Marc Berthelot aussi. On attend votre candidature et celles des centristes Nicole Jouan et Catherine Uguen y sont également pressenties… Ça va en faire du monde à droite et au centre en juin. Une primaire pour vous départager?Â
Je mets Jouan et Pellicano decôté. Mais je vous assure qu’iln’y aura qu’un seul candidat de droite aux législatives sur Brest-ville en juin! Je serai intransigeant là -dessus. Marc Berthelot nous a un peu coupé l’herbe sous le pied en se déclarant vendredi. Il se place à côté de l’UMP dont il n’aura donc pas l’investiture. Lorsque je serai candidat, c’est moi qui serai investi. Mais Marc Berthelot, et peut-être Catherine Uguen, si elle se présente, nous rejoindront peut-être dans une stratégie de rassemblement après le premier tour, qui sait?
Propos recueillis par Patrice Le Berre
oct 01 2011
Annonce par François Cuillandre, hier, en préambule au conseil de Brest Métropole Océane: afin de «ménager les contribuables confrontés à la crise», les taux de fiscalité ménage (70% des recettes de BMO depuis la suppression de la taxe professionnelle) «n’augmenteront pas durant les trois prochaines années». Ceci concerne donc la taxe d’habitation et les taxes foncières. «À condition, précise tout de même le président de BMO, que l’État maintienne ses dotations au niveau actuel, comme il s’y est d’ailleurs engagé».Â
«Tel un rapace»Â
Fiscalité toujours: les différentes délibérations instituant de nouvelles taxes, en lieu et place d’autres taxes équivalentes supprimées (lire ci-dessous), permettent à l’opposition brestoise, organisée au sein de l’Union de la droite et du centre, d’aligner les critiques contre la gestion de l’équipe en place. Son chef de file, Laurent Prunier, estime ainsi que «règne ici un dogme, celui de la ponction publique. (…) En matière économique, vous considérez les entreprises comme de simples vaches à lait». François Cuillandre lui rétorquant qu’il «ne s’agit là que de l’application de modalités voulues par le législateur, c’est-à -dire par la majorité que vous soutenez».
Revenant à la charge sur le sujet, Laurent Prunier conclut en faisant référence à l’interview de rentrée de François Cuillandre publiée dans notre édition de jeudi: «Dans ce domaine, vous n’êtes ni sourd ni aveugle, mais agile et féroce, tel un rapace!». Réponse du berger à la bergère: «Vous me comparez à un rapace, mais le rapace, lui, prend au moins un peu de hauteur…».Â
«Les conditions du malheur»Â
Un autre sujet provoque des échanges musclés : les menaces autour de la Sobrena et de la réparation navale à Brest. «Près de 1.000emplois sont en jeu, précise le président de BMO. Ils participent à faire de Brest le premier port de réparation navale civile en France. Il ne s’agit pas d’un sujet seulement brestois ou d’un sujet qui concerne seulement le privé. L’État doit yprendre sa part». L’UMP Stéphane Roudaut, approuvé par Laurent Prunier, fait état de sa préoccupation, réclame des informations sur le sujet et affirme : «Vous pouvez compter sur notre soutien». Alors l’ex-caréneur Patrick Appéré (Parti de gauche) voit (forcément) rouge: «Les sarkoziens (sic) sont toujours les mêmes: ils tiennent un discours dans leur localité et un autre à Paris! Vos amis Chirac et Sarkozy nous ont fait du mal. Pas une seule construction n’a été commandée à Brest sous ces messieurs. Vous avez construit les conditions du malheur. L’État doit mettre tout le monde autour de la table». Laurent Prunier réclame «un peu de cohérence à Patrick Appéré dont le candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, ne promet qu’une chose: sabrer dans les dépenses militaires».Â
«Larmes de crocodile»Â
Le communiste Maxime Paul en remet une couche: «Laurent Prunier verse des larmes de crocodile mais, à Paris et à Bruxelles, ce sont ses amis qui sont responsables de ce type de situation». Et de proposer de nouveau la création d’une filière de déconstruction qui, «dans ce contexte, pourrait trouver sa place». Et François Cuillandre d’enfoncer le clou: «Je vous rappelle, M.Prunier, que les deux derniers bateaux qui sont sortis de nos ateliers avaient été décidés sous le gouvernement Jospin». Pas de doute, la campagne électorale a déjà commencé.
Patrice Le Berre (Le Télégramme)
sept 30 2011
Il fallait s’y attendre, les propos du maire de Brest, François Cuillandre, hier, n’ont pas convaincu les élus de l’Union de la droite et du centre.
«(…) Décidément, estime Laurent Prunier, le développement économique n’est pas, et n’a jamais été, la priorité de son mandat. Si les élus “ne sont pas là pour faire de la compassion”, selon ses propres termes, au moins doivent-ils, lorsqu’ils sont aux affaires, agir avec compréhension et savoir anticiper.
Quel décalage entre la mobilisation que promet François Cuillandre pour la Sobrena et le “laisser-couler” dont il fait preuve vis-à -vis des commerçants ! Et encore, concernant la Sobrena, c’est une nouvelle fois vers l’État qui serait le seul compétent en matière depolitique industrielle et vers le dirigeant de cette entreprise que se défausse François Cuillandre.
«(…) Enfin, s’agissant du tram, nous sommes satisfaits d’apprendre par voie de presse que c’est bien la mairie qui a affrété un hélicoptère (nous n’avons jamais obtenu de réponse écrite au courrier que nous avions adressé aumaire à ce sujet…).
Un tramway dont les conséquences semblent peser “peanuts” aux yeux de François Cuillandre qui confond investisseurs et commerçants… Le maire n’est peut-être pas aveugle, mais il reste bien sourd auxattentes des Brestois».
sept 24 2011
Hier matin, lors du bureau communautaire, une délibération portant sur la signature d’une convention de partenariat entre BMO et la société Miss France était soumise au vote.
Les élus de l’Union de la droite et du Centre indiquent que «seuls Les Verts s’y sont fermement opposés» et qu’ils «ne comprennent» pas cette attitude.
«Comme l’a expliqué François Cuillandre, souligne Laurent Prunier, président du groupe UDC, Laury Thilleman, l’actuelle Miss France étant brestoise, lasociété organisatrice de cet événement a proposé que la prochaine élection ait lieu à Brest et plus particulièrement à Penfeld. Il s’agit d’un événement deportée nationale avec de très nombreuses retombées médiatiques et financières (présence à Brest pendant deux semaines des 33 miss régionales, venue detrès nombreux journalistes, etc.). Ce sera également l’occasion de faire la promotion des”Tonnerres de Brest” organisés en juillet. Quand on connaît le coût d’un spot de pub sur TF1, le concours financier qu’apportera BMO (196.000euros hors taxe) est à relativiser».Â
«Discours “ayatollesque”»Â
Le groupe des élus UDC déclare avoir été «surpris, voire affligé, par l’attitude des élus Verts qui ne se sont pas simplement abstenus, mais ont fait savoir qu’ils étaient résolument contre cette manifestation qui “ne valorise pas l’image de la femme”…».
Décidément, poursuit Laurent Prunier, «lorsque les écologistes parlent d’autre chose que denature (et encore…), leur discours “ayatollesque”, et déconnecté de la réalité, frise le ridicule… Il est temps que les électeurs potentiels d’Europe Écologie-Les Verts constatent le fossé qui les sépare de leurs représentants».
sept 22 2011

L’UMP se met en ordre de bataille
Renaud Le Floc’h, Patrick Prunier, Laurent Prunier, Brigitte Hû, et Jérôme Devivier composent le staff UMP brestois.
À Brest, le parti de la majorité présidentielle prépare activement les deux grandes échéances électorales à venir.
Les législatives
Deux circonscriptions sont concernées pour la région brestoise, la deuxième (Brest ville) et la troisième (Brest rural). « La campagne sera courte », estime Patrick Prunier, délégué UMP pour Brest rural. Raison de plus pour choisir rapidement son candidat. Ce qui devrait être fait et validé par la direction parisienne du parti en novembre. D’ici là , « il y a des candidats à la candidature », indique son frère Laurent Prunier, leader de l’opposition brestoise.
Un seul candidat
Sur Brest ville, Laurent Prunier est sur la ligne de départ au même titre que Marc Berthelot, président départemental du parti de Christine Boutin, rallié à l’UMP, et Stéphane Roudaut. Il faudra aussi compter avec les centristes, comme Catherine Uguen. Quoi qu’il en soit, « il y aura une seule candidature », souligne Laurent Prunier. Et pas de parachutage… « La question a été posée aux militants, et c’est une proposition locale qui a été retenue. »
Prime au sortant
Dans la troisième circonscription, Marguerite Lamour, députée sortante apparaît comme la « candidate naturelle ». L’UMP espère qu’elle bénéficiera de la « prime au sortant ». Même si Renaud Le Floc’h, candidat aux cantonales à Recouvrance, semble avoir des fourmis dans les jambes…
La présidentielle
Tous derrière le président sortant. Patrick Prunier évoque du « pragmatisme, avec la cohérence du binôme Sarkozy-Fillon ». Localement, l’UMP va organiser des réunions pour ses militants et sympathisants sur des thèmes tels que la dette publique, la fiscalité, l’Europe, afin de « participer à la construction du projet de notre candidat et faire remonter à Paris nos propositions ».
Renée-Laure EUZEN.
sept 22 2011

Laurent Prunier n’écarte pas la possibilité d’être «candidat à la candidature» de l’UMP pour les législatives sur Brest-ville. Tel est l’un des enseignements de la rentrée brestoise du parti de Nicolas Sarkozy.
«Ce qui me plaît aujourd’hui à l’UMP, c’est que nous sommes une grande famille punchy. Nous ne sommes plus des godillots».
Laurent Prunier n’en finit pas de saluer le retour en grâce d’une certaine unité de la droite brestoise, à l’approche de la ligne droite de 2012 de tous les dangers. Les divisions réputées passées, il les laisse pour ses adversaires de gauche, suspectés de se déchirer sur l’autel des primaires.
«Que voyons-nous? La relève des jeunes comme Rebecca Fagot, Marc Coatanéa ou Pierre Karleskind roule pour Aubry. Les caciques comme Pierre Maille, François Cuillandre ou Jean-Luc Polard ont choisi Hollande. C’est un si bel étalage des divisions au plan local, où plus personne ne soutient Ségolène Royal, moins de cinq ans après l’avoir adoubée», rit-il sous cape, en griffant «le retour au scrutin censitaire, où il faut payer pour voter» et où l’allégeance signée à un programme fait foi.Â
Tous derrière SarkozyÂ
Face aux divisions supposées du camp d’en face, l’UMP brestoise entend répondre par une belle unité derrière un leader naturel pour qui les militants iront mouiller leur tee-shirt bleu. «Nicolas Sarkozy est au-dessus de la mêlée», affirme Patrick Prunier, représentant de la circonscription Brest-rural.
À son avis, les militants et représentants de l’UMP n’auront pas grand mal à défendre un programme proche du projet, là où d’autres, plus roses, devront, selon lui, «expliquer le grand écart».
Pour ce faire, le parti qui revendique «500 adhérents» va multiplier réunions et débats autour des thèmes qui feront le débat présidentiel. Dette, indépendance énergétique, fiscalité et sécurité sont inscrites au programme «où les échanges sont parfois vifs mais le but est de faire remonter la parole des militants jusqu’à Paris», insiste le club des cinq Brestois membres du conseil national. Mais rien ne sera detrop pour faire réélire «celui qui a tenu 75% de ses engagements», en sachant que, dans ce temps de crise, «ça va être dur de faire rêver». Pour essayer quand même, l’UMP locale pourra compter sur les visites annoncées de poids lourds.
Restera alors à régler les problèmes des candidatures pour les législatives. Là aussi, les choses semblent claires, même si les instances nationales en décideront plus tard : sur Brest-rural, Marguerite Lamour devrait se présenter et, sur Brest-ville, Laurent Prunier se dit intéressé, «avec l’amicale pression de certains proches», par la candidature. Son statut de délégué départemental et de chef de l’opposition locale devrait faire le reste.
Steven Le Roy
sept 17 2011
Voici la revue de presse - Télégramme, Ouest-France - de la rentrée de notre équipe d’élus de la Droite et du Centre Brestois:
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L’Union de la droite et du centre (UDC) est en «mode combat», affirme son chef de file, Laurent Prunier. Hier, les élus du groupe d’opposition municipale ont tiré à boulets rouges sur la politique conduite par le maire. Morceaux choisis.
Dix ans. «Voilà dix ans que François Cuillandre est maire de Brest», relève Laurent Prunier qui s’étonne «que rien n’ait été organisé pour fêter cet anniversaire. Peut-être parce qu’il n’y a pas grand-chose à fêter…».
Promesses. «Si on fait le bilan des promesses de François Cuillandre, on constate, à part la reconstruction du Mac Orlan “un beau bâtiment” et la réalisation du tramway, qu’il n’en a tenu que très peu, affirme le même Prunier. L’école du Pilier-Rouge ou la G3SE (Grande salle de spectacles sportifs et événementiels) ont du retard. La médiathèque, qui aurait déjà dû être ouverte, sera peut-être construite un jour mais à un autre endroit… Les halles Saint-Louis sont passées sous la moquette, comme la poussière… Sans compter le Zénith etle Grand stade, promis en 2008 et à propos desquels le maire a menti aux Brestois».
Compassion. «La ville, s’indigne Laurent Prunier, est en chantier permanent, depuis deux ans, et je trouve incroyable que François Cuillandre n’ait jamais le moindre mot de compassion envers les difficultés des entreprises ou des habitants de sa ville». Critiques de l’État. «La majorité passe son temps à se plaindre de l’État, ironise l’élu. Hier (jeudi, NDLR), Nadine Morano a apporté 11M€ pour l’Ifac et le maire ne s’est même pas déplacé…».
Démographie. «Avec 8.000 habitants de perdus depuis 1999, c’est le plus gros point noir de l’équipe en place. Voilà des années que l’on nous promet une inversion de la tendance mais rien ne vient. Et cela se voit dans les effectifs scolaires. Il n’y a pas de quoi être fier».
Hélico. «Chaque nouvelle étape dans la construction du tram donne lieu à une inauguration… Ça devient monomaniaque. On en arrive maintenant à louer un hélico, aux frais du contribuable, pour filmer le voyage d’une rame sur les routes départementales. (…) Un peu de sobriété etdediscernement ne seraient pas un mal et on en manque singulièrement à Brest, renchérit Stéphane Roudaut. En revanche, on voit peu d’élus de la majorité en première ligne, lorsqu’il y a un problème…».
Voirie. «On constate de vraies négligences dans l’entretien de la voirie dans cette ville, affirme Stéphane Roudaut. L’équipe en place devra faire preuve de courage pour y consacrer les crédits suffisants, dès 2012».
Saint-Marc. «Lors des cantonales, se souvient Marc Berthelot, la gauche avait sorti les petits fours pour annoncer la création par Lidl d’une supérette à Saint-Marc. Mais selon nos infos, il semble que Lidl s’apprête à jeter l’éponge et, là , aucun élu de la majorité n’en parle»(*).
Économie. «La politique menée par le maire est en train d’étrangler le monde économique dans cette ville. Conjugué à la baisse du nombre d’habitants, cela finira par poser un problème de fiscalité, s’inquiète Renaud Le Floc’h. Mais les habitants ne sont pas moins taxés, puisque la taxe d’habitation progresse, cette année, de 5,7%».
Sécurité. «Il s’agit d’un sujet tabou pour le maire et son équipe, estime Sophie Mével. Comme si c’était un gros mot! Et pourtant, il y a de vrais problèmes de sécurité à Brest. Si François Cuillandre ne s’en empare pas, cesera un vrai sujet pour les municipales de 2014». «Depuis le début de l’année, rebondit Brigitte Hu, 61 policiers ont été blessés à Brest!».Â
* Selon nos sources, le projet serait, en effet, menacé. De nouvelles informations sont attendues la semaine prochaine.
Propos recueillis par Patrice Le Berre (Le Télégramme)
L’opposition municipale passe en « mode combat »
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L’Union de la droite et du centre (UDC) passe en revue les dossiers en dénonçant « le manque d’envergure économique » du maire et son « mépris » pour les problèmes des Brestois.
L’UDC n’a pas encore un effectif suffisant pour faire une équipe de foot, mais elle compte désormais neuf élus, avec l’arrivée de Stéphane Roudaut qui a lâché Fortuné Pellicano. Parlant de « réunification de l’opposition, son chef de file, Laurent Prunier, souligne « l’excellente ambiance de travail basée sur l’union, la durée et l’alternance. Nous sommes passés en mode combat pour 2014 ».
Promesses et bilan
Satisfecit pour la salle Mac-Orlan, « une belle réalisation ». Mais Laurent Prunier énumère les promesses du maire. « Promis mais en retard » : l’école du Pilier-Rouge et la future grande salle de spectacles. « Promis mais pas fait » : le Zénith et le Grand Stade pour lesquels « François Cuillandre a menti aux électeurs », la médiathèque, les halles Saint-Louis, « passées sous le tapis ». « Pas promis mais faits » : le stade Francis-Le Blé et les Capucins, « un loupé majeur ».
Démographie
« François Cuillandre est maire depuis 10 ans, mais il est maire de moins en moins de Brestois, déplore l’UDC. Chaque année, il perd des habitants : 8 000 depuis 1999. » Si l’opposition estime que « le vrai responsable en est Pierre Maille qui n’a pas assez construit entre 1990 et 2000, elle s’inquiète de ce que l’inversion de tendance n’est pas amorcée. »
Le tramway
L’UDC n’est pas (plus ?) opposée au tramway. Mais elle moque « les inaugurations à tout-va : la dépose du tablier du pont de Recouvrance, la pose du nouveau tablier…» Elle s’offusque de la location d’un hélicoptère pour filmer l’arrivée de la première rame. Stéphane Roudaut évoque « la part obscure » du projet : la réfection des voiries, des réseaux, séparée du budget tramway, ferait que « le coût total est ignoré ».
L’élu dénonce « la signalétique et l’information, parents pauvres » du chantier. Selon lui, « c’est délibéré. En fermant le guichet, on a préparé les commerçants et les habitants à la résignation ». Laurent Prunier parle même « de mépris à l’égard des problèmes des Brestois ».
Voirie
L’UDC s’inquiète de travaux de voirie qui vont devoir être réalisés une fois le chantier du tramway terminé. « Il faudra du courage pour inscrire les dépenses au budget 2012. » Stéphane Roudaut avait proposé des zones bleues voilà un certain temps : « On m’avait ri au nez. Je constate que la majorité a changé d’avis. » Il propose d’en installer d’autres à Saint-Martin et Siam.
Autre préoccupation : l’accessibilité obligatoire partout en 2015. « Deux stations du tramway ne sont déjà pas aux normes. Sans parler des trottoirs trop étroits comme à Saint-Marc », constate Marc Berthelot.
Économie et sécurité
« Hormis d’avoir fait venir Ikéa et le tramway, la politique économique de François Cuillandre est sans envergure. Il n’a aucune considération pour le monde de l’entreprise. On est dans une logique de taxation maximale des entreprises. » Le constat est signé Renaud Le Floc’h. Sophie Mével dénonce, elle, le « sujet tabou »que constitue la sécurité.
Yannick GUÉRIN (Ouest-France)
Grand Stade ou Le Blé, l’UDC demande une réponse
L’UDC veut que la majorité se décide sur la question du stade de foot. « Soit on restructure complètement le stade Francis-Le Blé, pour avoir un stade à l’anglaise au coeur de la ville, soit on fait le grand stade à l’extérieur », explique Stéphane Roudaut que le sujet tient visiblement à coeur. En termes moins polis, il trouve que la majorité « nous prend pour des imbéciles ».
Pour rester dans le domaine du foot, l’UDC s’inquiète de l’aboutissement du projet de centre de formation à Plougastel. Les élus d’opposition affirment que la majorité a peu goûté que le maire de Plougastel, « par son volontarisme », ait obtenu la construction du centre sur son territoire.
L’UDC va même jusqu’à pense que des recours pourraient « comme par hasard » retarder le projet, voire le faire capoter. Pas sûr que François Cuillandre apprécie qu’on lui prête un tel machiavélisme.
Le projet de Lidl “enterré” selon l’opposition
L’Union de la droite et du centre (UDC) a fait sa rentrée vendredi et tenu un point presse. Elle s’en est pris à la majorité quant à sa façon de communiquer prenant l’exemple du projet du supermarché Lidl à Saint-Marc. D’après Marc Berthelot, « le projet est enterré ».
Déjà contactée jeudi par notre rédaction, la mairie de quartier de Saint-Marc n’a pas donné suite à notre appel sur le sujet. Idem à BMO. Nous avons également essayé de joindre le service communication de Lidl qui nous a expliqué que le responsable régional était en congés.
Nous avons aussi pris contact avec des commerçants. Certains ont refusé de s’exprimer. En revanche, Frédéric Guyader, pharmacien, nous a relaté une réunion à Saint-Marc à laquelle il a récemment pris part. Elle était tenue par des personnes de BMO et Veolia et Nathalie Chaline, maire-adjointe. « Elle portait sur le calendrier des travaux de voierie rue de Verdun. Là -dessus quelqu’un a demandé ce qu’il en était du projet Lidl dans le bourg de Saint-Marc, rapporte Frédéric Guyader. On lui a répondu qu’il tombait à l’eau à cause de recours au tribunal administratif. Que Lidl abandonnait. C’est ce qui a été dit. »
Le pharmacien se demande désormais « s’il y a encore une chance de récupérer le coup ».
août 25 2011
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A quelques jours du 10ème anniversaire du si sinistre et si mémorable 11 Septembre 2001, j’avais envie de revenir sur la politique étrangère. D’autant que sur ce sujet, j’ai une analyse personnelle qui n’a pas toujours été celle du mouvement auquel j’appartiens.
Mais sincèrement, depuis quelques mois, quelle fierté de voir tous ces dictateurs tomber un à un, finalement avec la bénédiction de tous - et en point d’orgue l’élimination du régime Kadhafiste, avec le soutien de l’ONU !
On peut détester Bernard-Henry Lévy ou Bernard Kouchner, mais, comme eux, je préfère voir la liberté prendre le pas sur l’oppression, plutôt que d’entendre des gens soutenir des tyrans sanguinaires, tel à l’époque Saddam Hussein, par calcul politique ou par peur des conséquences!
Alors oui, personnellement, je préfère le discours de Juppé à New-York en 2011 à celui de Villepin en 2003!
Ce printemps arabe démontre enfin qu’il est inutile de soutenir les dictatures aux prétextes épouvantables que “les habitants de ces pays n’ont connu que ça” ou “qu’ils ne sont pas prêts pour la démocratie”! Il dévoile aussi clairement que ces autocrates n’ont jamais été des remparts contre le terrorisme Islamiste, mais, au contraire, l’ont fait prospérer en frustrant les populations et en s’accaparant les richesses.
Je n’ai jamais compris la politique africaine de notre pays - ou trop peut être - selon nos intérêts - qui ne nous a pas toujours réussi (Au Zaïre, Mobutu “le Français” remplacé par Kabila “l’Américain”, un dictateur en chassant un autre). A ce titre le renversement en Côte d’Ivoire de Gbagbo (soutenu par les Barbouzes de Gauche, Jacques Vergès et Roland Dumas) est dans un sens, une résonnance de ces révolutions populaires.
La France, le “Pays de Droits de l’Homme”, terme que je trouve souvent “ronflant”, se doit, si elle veut respecter ce titre honorifique, de couper tous les liens avec les dictateurs, de combattre le terrorisme qui avilit les populations civiles, voire les massacre.
C’est pourquoi encore, sur l’autre principal terrain militaire où nos troupes sont engagées, l’Afghanistan, je suis fier du boulot effectué. Certains n’y voient aucun intérêt et pensent que nous perdons inutilement des vies. Moi j’y vois la lutte contre l’intégrisme et le terrorisme et pensais même - il y a un tout peu plus de 10 ans, que la communauté internationale aurait dû intervenir, dès la destruction des bouddhas géants de Bamiyan par les Talibans.
Les évènements de cette année 2011, si riche en rebondissements et qui n’en est qu’à son 2ème tiers, marqueront l’Histoire du monde aussi sûrement que la fin du bloc de l’Est.
A quand la liberté en Syrie (bientôt?), en Iran, en Corée du Nord, en Birmanie et bien sûr à Cuba (où depuis 1959, les frères Castro narguent les puissants Etats-Unis pourtant si proches) et j’en passe et des meilleurs (dont certains que je ne citerai pas …) ?
A l’heure de la demande générale de “moralisation” de la vie financière mondiale, celle des relations diplomatiques doit, à mon sens, suivre le même chemin. Et cela semble être le cas…